‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 188 sur 200 · Anjou d*Anbigné · texte numérisé non relu

Anjou d*Anbigné

Quant à ce qui est du eôté de sa«i mère, vous venez aussi en ma preuve des fraocs-fiefiB comment mon fief a toii^ours été possédé noblement par ceux de Marigni, des Landes, Planvillier et de l'Estang qui sont les lignes de père et de mère de ma mère.

Si quelqu'un va à Paris, pour lever tout doute, il pourra s^enquerir au greffe des f rancs-fiefo si ma terre n'est pas au rang des nobles, et un petit fief qui fut acquesté par mon père, razé par celui des Roturiers. Vous verres s'il manque quelque cbose pour mes prédécesseurs; quant à moi je vous envoyé des titres qui concernent mes moyens.

Vous avez une déclaration de mon bien qui est au peys du Blaisois, à laquelle, s'ils veulent, j'atacherai les enseignements, mais le paquet ne seroit petit; ils peuvent envoyer quelqu'un qui se fera montrer toutes les pièces, il faut l'adresser en la ville de Mer, où je suis haï et aimé, entre autres des notaires. Il y a quelques catholiques à Saint-Didier, qui ont eu mes fermes et [ne] se sont pas trop bien sortis d'avec moi; si on s'en enquiert à eux, on se souviendra de cela.

Après il me reste quelque chose de mon bien paternel en Saintonge, et s'en acquérant, (enquerant ?) on

trouvera qu'il peut valoir deux mil avec une action

qu'il n'est pas besoin que je déclare.

Enfin j*ai mis en un sac mes lettres d'état et de pension qui me valent douze cent livres tous les ans.

Il n'y a plus rien sinon que j'ai deux bons amis et que je suis votre serviteur.

J'ai oublié à vous dire que hors tout cela, je puis faire l'acquest que j'ai dit^ (sans date).

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