Œuvres complètes, 1. 1^*, p
D'Âubigné qui appréciait un gouvernement situé à quelques lieues de Surimeau et de Mursay, domaines appartenant à sa femme, nous apprend Vétat où se trouvait alors sa conquête : « Maillezais commenooit d'estre une bonne place, comme fortifiée par les deux parfis. 11 y avoit dedans 70 soldats, une couleuvrine bastarde, quelques autres petites pièces, assez de magasins pour bouché et pour Ruerre. i> (Histoire uttiver selle, t. III, col. 220.)
Un biographe de d'Âubigné et de sa famille trace en ces termes la description des lieux : « Uabbaye ou la forteresse de Maillezais, située au confluent de la Sèvre avec l'Autise, non loin du confluent de la Vendée, dominait les cours de ces trois rivières qui, pour le commerce, avaient alors une grande importance. Le hameau dit la Porte de Vlsle était Tunique entrée de Tile de Maillezais, et Ton voit encore les restes du pont-levis, des tours et des fossés qui en formaient la défense. De tous les autres côtés, rile est inaccessible. Dans la partie la plus sèche est le bourg de Maillezais, autrefois peuplé et important, aigourd*hui fort triste et peu habité. C'est à Textrémité de ce bour?, sur une éminence peu sensible, qu'était bâtie Tabbaye de Maillezais, aujourd'hui détruite. Elle avait de fortes murailles, de hautes tours, des douves profondes et, par sa situation dans une lie enveloppée de marais, formait une position militaire très importante. » (Lavallée, La famille de aAubigné et Fenfance de M«»« de Maintenons p. 2 et 3.)
Maillezais était le siège d'un évèché. La correspondance de d'Aubigné fournit trois lettres adressées à Tévèque de Maillezais.
34 ÉTUDE 8UR TH.-A6fllPPÀ d'aUBIGNA.
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'«au regret de son maistte, qui luy ordonna lopins misérable estât qu'il pent, pour le faire desmordrOi mais il estoit trop làs de eourir. » S'il est permis de révoquer en doute une poursuite aussi acharnée contre un bon serviteur, on est du moins convaincu de sa véracité» quand il lyoute que c cette retraite fut le premier repos qu'il eust essayé despuis Taage de quinze ans jusques à trente-sept, ou environ, qu'il avoit lors ; pouvant dire avec vérité que, hormis les temps des maladies et des blessures, il nes'estoit point veu quatre Jours de suite sans courvee. »