‹ Étude historique sur ChouillyChapitre 36 sur 44 · RUZÉ · texte numérisé non relu

RUZÉ

Lettres d'indulgences plénières accordées à perpétuité par N. S. Père

le Pape Innocent XII aux Confrères de l'Adoration perpétuelle de N. S.

J.-C. dans le Trés-Saint-Sacrement, érigée en l'église paroissiale de

Saint-Martin de Chouilly, doyenné d'Epernay, diocèse de Reims.

IISNOCENT PAPE XII.

Pour servir de mémoire perpétuelle. Ayant appris qu'en l'église paroissiale de Saint-Martin de Chouilly, doyenné d'Epernay, diocèse de Reims, il y a une pieuse et dévote confrérie canoniquement érigée ou à ériger, sous le titre de l'Adoration perpétuelle de N. S. J.-C. dans le Très- Saint-Sacrement de l'Autel, laquelle n'est pas toutefois pour des personnes d'une profession particulière; dont les confrères ont accoutumé de pratiquer plusieurs actions de piété et de charité. Voulant contribuer par le pouvoir que Nous avons reçu de Dieu à raceroissemenl de ladite

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Confrérie, Nous confiant en la miséricorde de Dieu et en l'autorité des bienheureux Apôtres saint Pierre et saint Paul,

Nous accordons miséricordieusement en Notre Seigneur, à tous les fidèles de l'un et de l'autre sexe qui se feront enregistrer à l'avenir en ladite Confrérie, indulgence plénière et rémission de tous leurs péchés le premier jour auquel ils y entreront, si, après s'être repentis et confessés de leurs péchés, ils communient.

Nous accordons aussi . tant à ceux qui sont déjà enregistrés dans ladite Confrérie qu'à ceux qui s'y feront enregistrer à l'avenir, indulgence plénière et rémission de tous leurs péchés à l'article de la mort de chacun d'eux, si, s'étant repentis de leurs péchés, ils communient; ou si, ne l'ayant pu faire, ils prononcent dévotement de bouche, ou invoquent de cœur le saint nom de Jésus, après avoir au moins fait un acte de contrition.

Nous accordons pareillement indulgence plénière à tous les Confrères de ladite Confrérie, lesquels s'étant véritablement repentis et confessés de leurs péchés , et nourris de la sainte communion , visiteront tous les ans ladite église, le premier dimanche du mois de juillet fqui est le jour de la fête de ladite Confrérie), depuis les premières vêpres jusqu'au soleil couché dudit jour, et là prieront dévotement- pour la paix entre les princes chrétiens, l'extirpation de l'hérésie et L'exaltation de la sainte Eglise notre mère. De plus, Nous remettons sept années et autant de quarantaines de pénitences imposées ou dues en quelque manière que ce soit par lesdits Confrères, lesquels, le jour de Saint-Martin , qui échoit le onzième du mois de novembre, le dimanche de la Quinquagésime, lundi et mardi suivants après s'être repentis, confessés et communies, visiteront ladite église.

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Et Nous remettons soixante jours desdites pénitences toutes les fois qu'ils assisteront à la messe ou au service divin dans ladite église, et aux assemblées publiques ou particulières de ladite Confrérie, logeront les pauvres, mettront la paix entre les ennemis, ou accompagneront les corps desdits Confrères défunts à la sépulture, ou se trouveront aux processions qui se feront avec la permission de l'Ordinaire , ou accompagneront le Très-Saint- Sacrement, soit dans les processions, soit quand on le porte aux malades, ou dans quelques autres occasions que ce soit , ou étant empêchés , réciteront au son de la cloche une fois Pater et Ave Maria, ou qui le diront cinq fois pour le repos des Confrères trépassés, ou remettront quelque pécheur dans la voie du salut . ou enseigneront aux ignorants les commandements de Dieu et ce qui regarde le salut des âmes, ou qui feront quelque action de charité et de piété, et ce, autant de fois qu'ils feront lesdites actions ; les présentes valables à perpétuité. Or Nous voulons que si Nous avons accordé autrefois auxdits Confrères qui feraient les choses susdites, quelques autres indulgences pour toujours ou pour un temps qui n'est point encore expiré, les présentes soient nulles ; et quo si ladite Confrérie est unie présentement ou à l'avenir, pour quelque raison que ce soit, à quelque Archiconfrérie, les présentes et toutes les autres lettres apostoliques ne leur puissent servir, mais qu'elles soient de nulle valeur. Donné à Rome, à Sainte-Marie-Majeure, sous l'anneau du pécheur, le deuxième juin mil six cent quatre-vingt-dix-huit, l'année septième de notre Pon-

tiflcal.

Signé J.-F. card. ALBANUS.

Nous, Jean-Baptiste de -Y- de Séraucourt, prêtre docteur en théologie, ciianoine et grand archidiacre de l'église

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métropolitaine de Reinis^ vicaire général de Monseigneur l'Illustrissime et Révérendissime Charles-Maurice Le Tellicr, Archevêque duc de Reims, premier Pair de France, Légatné du Saint-Siège apostolique, commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit, abbé commandataire de l'archimonastèra de Saint-Remi de Reims, proviseur de Sorbonne. etc.; après avoir vu et lu avec respect et révérence les présentes lettres d'indulgences accordées par Noti'e Saint-Père le Pape, Nous les avons approuvées et approuvons, aussi bien que la Confrérie érigée en l'église paroissiale de Saint- Martin de Chouilly. doyenné d'Epernay, diocèse de Reims, sous le titre de l'Adoration perpétuelle de N. S. J.-C. au Saint-Sacrement de l'Autel, permettons que le premier dimanche du mois de juillet de chaque année . le Très- Saint-Sacrement soit exposé publiquement et porté processionnellement dans ladite église, et que l'on fasse en ce même jour l'office solennel du Saint-Sacrement; et afin que les fidèles puissent tirer le fruit spirituel des grâces qui sont accordées par le Saint-Siège, permettons les présentes être imprimées et publiées dans le diocèse. Donné à Reims, le vingt-quatrième jour du mois de décembre mil six cent quatre-vingt-dix-huit.

Signé J.-R. de-Y-de Séraucourt.

Par Monsieur le Vicaire-Général ; DE MARTIGNY.

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