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DÉCEMBRE

Dans l'exécution des pièces, il sera accordé sur les dimensions et poids les tolérances suivantes * :

Sur la longueur et la largeur ; 3 millimètres plus 5 millimètres par mètre, en plus ou en moins.

1. Ces tolérances s'appliquent aux pièces non ajustées. Les chiffres indiqués ne sont pas strictement obligatoires, et on pourra s'en écarter lorsque les conditions particulières l'exigeront.

Sur les épaisseurs :

En plus £d moins

Au-dessous de 15mm l*m,5 l"m,5 ou 1/7 de l'épaisseur

DelSmillim. à 3omm 1/10 de l'épaisseur 1/7 de l'épaisseur

Au-dessus de 35»m 3mm,5 5 millimètres

Exécution. — Le métal sera obtenu au four Martin, au creuset ou au convertisseur.

Aussitôt après le démoulage, les pièces seront marquées du numéro de la coulée. L'ingénieur-contrôleur sera juge des cas où, s'il s'agit d'un grand nombre de petites pièces, il pourra dispenser le fournisseur de cette formalité.

Le métal sera doux, homogène, facile À limer et à tourner, dépourvu de scories ou de gouttes froides.

Les pièces seront exemptes de gerçures, criques, retassures ou autres défauts qui pourraient nuire à leur solidité, à leur emploi ou à leur aspect.

On tolérera les soufflures en petit nombre, peu importantes et ne compromettant pas la solidité ou l'emploi de la pièce.

Les pièces après démoulage seront soumises à un recuit à haute température.

Elles seront trempées si le fournisseur le juge utile.

Après le recuit ou la trempe, on s'assurera, en détachant les nervures de coulée, que le grain de l'acier est devenu fin et régulier.

Les soufflures ou défournis sans gravité pourront être bouchés ou réparés à la soudure électrique ou à la soudure autogène.

Il en sera de môme des criques de peu de gravité, mais seulement dans les parties qui n'ont pas d'importance pour la solidité de la pièce, eu égard à sa forme ou à sa destination.

Après toute soudure, les pièces subiront un nouveau recuit.

Dans les pièces dont l'étanchéité est vérifiée par un essai à l'eau sous pression, les suintements que peuvent faire disparaître de légers matages ne seront pas un motif de rebut.

Lorsque les pièces ne seront pas soumises à un essai à l'eau sous pression, l'ingénieur-contrôleur pourra néanmoins exiger un essai ou remplissage à l'eau sous pression, s'il le juge nécessaire afin de vérifier l'importance des défauts, tels que criques, soufflures, etc..

Toute réparation par soudure, matage, mastiquage, ou tout autre procédé, qui serait entreprise sans l'autorisation expresse de l'ingénieurcontrôleur, entraînera le rebut de la pièce.

Les pièces seront parfaitement désablées ; la surface en sera lisse, sans dartres ni rugosités. Les nervures de fonderie seront détachées et rasées avec soin. Toutefois, avec l'autorisation de l'ingénieur-contrôleur, on pourra conserver celles qui seraient jugées sans inconvénient pour l'emploi de la pièce et qui n'en dépareraient pas l'aspect.

Toutes les pièces destinées à être ajustées dans lesquelles le travail ultérieur ferait reconnaître des défauts préjudiciables à l'emploi seront retournées au fournisseur à ses frais. Elles seront remplacées ou réparées si l'ingénieur-contrôieur en autorise la réparation. Dans ce dernier cas, on s'assurera après le recuit final, par un traçage complet, que la pièce a des dimensions suffisantes pour un nouvel ajustage.

Essais. — La bonne qualité du métal sera constatée par les épreuves suivantes :

1° Essais de traction. — Des barrettes prélevées comme il est dit plus îoin seront tournées à f3mm,8 de diamètre sur 100 millimètres de longueur. Soumises à la traction, elles devront donner au minimum comme moyenne d'une même coulée :

R (résistance à la rupture) 50 kilogrammes

A (allongement mesuré sur 100 millimètres). 12 —

Somme R + A = 02.

On tolérera, toutefois, sur la résistance un déficit pouvant s'élever à 5 kilogrammes, pourvu qu'il soit compensé par une augmentation de l'allongement telle que la somme RA ne soit pas inférieure à 62.

2° Essais au choc. — Les barreaux de choc auront 30 millimètres de côté et 20 centimètres de longueur.

Ils seront soumis au choc d'un mouton du poids de 48 kilogrammes tombant d'une hauteur de 2 mètres.

Les barreaux d'une même coulée devront, en moyenne, supporter sept coups sans rupture, et aucun barreau reconnu sain ne devra rompre avant le quatrième coup.

Dans ces épreuves, le barreau reposera sur deux couteaux espacés de 0m,16 et fixés sur une enclume pesant au moins 350 kilogrammes. Le mouton se terminera à la partie inférieure en forme d'ellipsoïde dont le rayon de courbure sera au plus de 24 millimètres dans le plan du barreau et de 3 2 millimètres dans le plan perpendiculaire.

Les barrettes de traction et de choc seront prises soit sur les pièces elles-mêmes, soit dans les masselotles, soit encore sur des éprouvettes coulées en même temps que les pièces et attenant à celles-ci par un jet de coulée.

Le nombre des barrettes et des barreaux sera fixé par l'ingénieur-contrôieur. 11 sera, au minimum, de troisde chaque sorte pour chaque coulée. Les appendices réservés sur les pièces ou les éprouvettes seront *n nombre su disant pour qu'il puisse être procédé à trois séries d'essais. Ils seront ensuite coulés à diverses périodes de la coulée.

Dans les pièces de grandes dimensions, telles que les étraves ou les élambots, des appendices seront réservés aux deux extrémités.

Les appendices ou éprouvettes, ainsi qu'un certain nombre de nervures

ALLIAGES DE FER ET DE CARBONE ; Ai^ERS, FONTES 259

de coulée, ne seront détachées des pièces qu'après la fin des opérations de trempe et de recuit.

Les barrettes reconnues non saines, soit au cours de la préparation, soit pendant les épreuves, seront écartées, et il en sera prélevé d'autres.

Le nombre des barrettes malsaines ne devra pas dépasser la moitié du nombre total des barrettes prélevées.

Lorsque les épreuves précédentes auront donné des résultats inférieurs a ceux exigés, les pièces pourront être soumises à de nouvelles opérations de trempe et de recuit, après lesquelles il sera procédé à un second et, s'il y a lieu, à un troisième essai.

Si les résultats de ce dernier étaient encore insuffisants, les pièces seraient refusées.

CONDITIONS TECHNIQUES A INSCRIRE DANS LES MARCHES A PASSER POUR FOURNITURES DE PIÈCES EN ACIER MOULÉ SUPÉRIEUR

Dans l'exécution des pièces, il sera accordé sur les dimensions et poids les mêmes tolérances que pour l'acier ordinaire.

Exécution. — Le métal sera obtenu au four Martin, au creuset ou au convertisseur, à l'exception du métal destiné aux pièces devant contenir de la vapeur, qui devra provenir exclusivement de coulées au four Martin ou au creuset.

Les autres conditions comme l'acier ordinaire.

Essais. — La bonne qualité du métal sera constatée par les épreuves suivantes :

1° E$sais de traction. — Des barrettes prélevées seront tournées à 13mm,8 de diamètre sur tOO millimètres de long. Soumises à la traction, elles devront donner au minimum comme moyenne d'une même coulée :

R =42 kilogrammes

Somme R + A = 60 —

On tolérera toutefois sur la résistance un déficit pouvant s'élever à H kilogrammes, pourvu qu'il soit compensé par une augmentation de l'allongement telle que la somme R + Ane soit pas inférieure à 60.

2* Essais au choc. — Les barreaux de choc auront 2 millimètres de côté et 0»,20 de longueur.

Ils seront soumis au choc d'un mouton du poids de 18 kilogrammes

260 lIs alliages métalliques

tombant d'une hauteur de 2 mètres jusqu'à ce qu'ils aient pris entre couteaux une flèche de 40 millimètres au moins. Ils ne devront présenter après cet essai aucune crique ou trace de rupture.

Les barreaux d'une même coulée devront en moyenne supporter sept chocs sans rupture, et aucun barreau reconnu sain ne devra rompre avant le quatrième coup.

Dans ces épreuves, le barreau reposera sur deux couteaux espacés de 0m,16 et fixés sur une enclume pesant au moins 350 kilogrammes.

Le mouton se terminera à la partie inférieure en forme d'ellipsoïde dont le rayon de courbure sera au plus de 2't millimètres dans le plan du barreau et de 32 millimètres dans le plan perpendiculaire.

3° Essais de ployage. — Après l'épreuve de choc précédente, les barreaux seront ployés debout au pilon ou à la presse. Aucun barreau reconnu sain ne devra rompre avant d'avoir subi une flexion de 90°, et la moitié devra pouvoir se ployer sans rupture à 155°.

Les barrettes de traction et de choc seront prises soit sur les pièces elles-mêmes, soit dans les masselottes, soit encore sur des éprouvettes coulées en même temps que les pièces et attenant à celles-ci par un jet de coulée.

Le nombre des barrettes et des barreaux sera fixé par l'ingénieurcontrôleur. Il sera au minimum de trois de chaque sorte pour chaque coulée.

Dans les pièces de grandes dimensions telles que les étraves ou les étambots, des appendices seront réservés aux deux extrémités.

Les appendices ou éprouvettes, ainsi qu'un certain nombre de nervures de coulée, ne seront détachés des pièces qu'après la fin des opérations de trempe et de recuit.

Les barrettes reconnues non saines, soit au cours de la préparation, soit pendant les épreuves, seront écartées et il en sera prélevé d'autres.

Le nombre des barrettes malsaines ne devra pas dépasser la moitié du nombre total des barrettes prélevées.

Lorsque les épreuves précédentes auront donné des résultats inférieurs à ceux exigés, les pièces pourront être soumises à de nouvelles opérations de trempe et de recuit, après lesquelles il sera procédé à un second et, s'il y a lieu, à un troisième essai. Si les résultats de ce dernier étaient encore insuffisants, les pièces seraient refusées. •

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