TENEUR EN NI
Ces recherches sont résumées dans la figure 90. En résumé, l'étude des points critiques des aciers au nickel montre leursubdivisioiinette en aciers irréversibles et en aciers
réversibles.
Métallo<;raphie (Album, PI. X à XIII, Phot. 37 à 52). - M. Osmond a montré, dans un mémoire publié en 1899, dans le Bulletin de la Société des Ingénieurs civils de Londres, que les aciers au nickel présentent tantôt la structure perlitique, tantôt la structure martensitique, ou entin la structure polyédrique. On sait, d'autre part, que dans un mémoire paru en janvier 1900, il. «
dans les Annales des Mines, M. Osmond, étudiant la cristallographie du fer, identifia la structure polyédrique à celle des aciers au nickel non magnétiques.
Les recherches que nous avons faites sur la micrographie des aciers au nickel ont porté sur trois séries d'aciers extrêmement purs.
Aciers à 0,120 de carbone. — Les aciers à 2,5 et 7 0/0 de nickel ont même structure que les aciers au carbone ordinaire. Mais la perlite est plus déliée que dans les aciers ordinaires à même teneur de carbone (PL X, Phot. 37).
Dans l'acier à 10 0/0, nous notons un changement de structure ; on voit apparaître la structure martensitique, caractérisée par trois directions. Mais il y a toujours des plages blanches qui sont formées de fer a.
Dans l'acier à 12 0/0, les plaques blanches n'existent plus, la martensite est sensiblement pure; il en est de même pour Tacièr à 15 et 20 0/0 (PL X, Phot. 38).
L'acier à 25 0/0 contient des plages blanches très importantes.
C'est assurément le fer y qui apparaît.
Puis, h 27 0/0, la structure devient polyédrique.
Avec les aciers contenant plus de 27 0/0 de nickel, on obtient toujours cette structure polyédrique (PL X, Phot. 39). Mais, au fur et à mesure que la dose de nickel augmente, on obtient des cristaux en quelque sorte plus déliés. Tandis qu'avec les aciers contenant de 27 à 30 0/0 de nickel, les grains se colorent aisément; à partir de 35 0/0, ils ne se colorent plus. Le temps d'attaque nécessaire augmente très rapidement avec la teneur en nickel.
Pour les très hautes teneurs, il faut plusieurs heures (PL XI, Phot. 42).
De plus, à l'intérieur des polyèdres, on remarque de très nombreuses stries qui semblent indiquer des plans de clivage.
En résumé, pour cette première série, on trouve les trois groupes suivants :
Premier groupe, de 0 à dO 0/0 nickel : aciers semblables aux aciers de carbone ;
Deuxième groupe, de 10 à 27 0/0 de nickel : aciers à structure martensitique ;
Troisième groupe, plus de 27 0/0 de nickel: aciers à structure polyédrique.
De plus, le deuxième groupe doit subir les subdivisions suivantes :
De 10 à 12 0/0 de nickel: aciers formés de fer a et de martensite ;
De 12 à 20 0/0 de nickel : aciers formés de martensite sensiblement pure ;
De 20 à 27 0/0 de nickel : aciers formés de martensite et de fer •*.
Aciers à 0,250 de carbone. — De 0 à 7 0/0 de nickel, la structure est la même que pour les aciers au carbone ; les remarques que nous avons faites au sujet de la perlite paraissent se con6rmer ici :
A 7 0/0, on semble apercevoir un peu de martensite.
A 10 0/0, elle est en quantité notable.
A 12 et 15 0/0, elle est en telle quantité et tellement fine qu'il nous a été impossible d'en faire un cliché qui puisse donner idée delà microstruclure.
A 20 0/0, il y a de larges plages blanches.
À 25 0/0, on ne voit plus que des polyèdres; il existe quelques cristaux en fer de lance.
Au-delà de la teneur de 25 0/0, on a toujours la même constitution polyédrique.
Ici on a donc encore trois groupes :
Premier groupe, de 0 à 7 0/0 nickel : aciers semblables aux aciers à carbone ;
Deuxième groupe, de 7 à 25 0/0 nickel : aciers à structure martensitique ;
Troisième groupe, plus de 25 0/0 nickel : aciers à structure polyédrique.
Comme dans la première série, le deuxième groupe se subdivise :
De 7 à 10 0/0 : aciers formés de fer a et de martensite ;
De 10 à 15 0/0 : aciers formés de martensite pure ;
De 15 à 20 0/0 : aciers formés de martensite et de fer 7.
Aciers à 0,800 0/0 de carbone. — De 0 à 5 0/0 de nickel, on note la môme structure que pour les aciers au carbone ;
A 5 0/0, il semble y avoir un commencement de transformation ;
A 7 0/0, on obtient de la martensite (PI. X, Phot. 40) ;
A 10 0/0, il y a de la martensite et du fer 7 ;
A 12 0/0, les plages blanches augmentent. On a la môme image que celle obtenue en trempant à 1.050° dans un mélange réfrigérant à — 40° de l'acier à 1,40 de carbone.
A 15 0/0, il y a transformation de la structure : on ne voit plus que des polyèdres. Parfois, «au milieu de ces polyèdres, on trouve des fers de lance.
Au-delà de 15 0/0 de nickel, la structure est toujours polyédrique. Les polyèdres montrent souvent des plans de clivage extrêmement accentués (PI. XI, Phot. 41).
Le tableau suivant résume les caractéristiques micrographiques des aciers au nickel suivant leur teneur en carbone ; ils rentrent toujours dans les classes suivantes :
CLASSES
CARACTÉRISTIQUES
MICdOOflAPHIQOBS