‹ Etude industrielle des alliages métalliques ... TexteChapitre 150 sur 460 · UC · texte numérisé non relu

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Fig. 127. — Essais à la dureté.

Fig. 126 et 127. — Aciers au vanadium normaux.

2° Lorsque le vanadium est à l'état de carbure et tant qu'il reste encore de la pcrlite, la charge de rupture, la limite élastique décroissent, la fragilité et la dureté paraissent diminuer avec le pourcentage de vanadium.

3° Quand tout le carbone est à l'état de carbure, on a des propriétés qui ne varient guère avec la composition de l'acier :

celui-ci possède une charge de rupture et une limite élastique plutôt faibles, d'assez beaux allongements; cependant, il est très fragile.

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Fig. 128. — Aciers au vanadium à 0,800 C.

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Fio. 129. — Aciers au vanadium à 0,200.

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Fig. 128 et 129. — Influence de la trempe sur la charge de rupture des aciers au vanadium.

Influence des traitements. — Trempe. — La trempe à 850° modifie tous les aciers perlitiqucs en donnant de la martensite.

Avec les aciers qui renferment simultanément de la perlite et du carbure double, on obtient de la martensite, et le carbure double reste inaltéré.

Enfin les aciers dans lesquels tout le carbone se trouve à l'état de carbure double ne subissent aucune transformation

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par la trempe, et cela quelle que soit la température de trempe, quelle que soit la vitesse de refroidissement (Phot. 87, P1.XX11). Les essais mécaniques donnent des conclusions non moins intéressantes.

Les aciers perli tiques sont d'autant plus durcis par la trempe que leur teneur en vanadium est plus élevée (fig. 128 et 129) Parfois l'influence de la trempe est extrêmement importante. Puis l'influence de la trempe diminue dès qu'apparaît le carbure double, et bientôt elle devient nulle. Ceci coïncide d'une façon parfaite avec le moment où tout le carbone est à l'état de carbure double, où par conséquent la trempe n'amène aucune transformation dans la constitution.

Recuit. — Les aciers perlitiques ne subissent une transformation que s'ils sont très carbures. Il y a précipitation de carbone à l'état de graphite. C'est un phénomène analogueà celui que nous rencontrerons dans les aciers au silicium (Phot. 88, PI. XXII). Les aciers à carbure double ne subissent aucune transformation (Phot. 87, PI. XXII).

Tous sont adoucis par recuit.

Écrouissage. — Les aciers au vanadium sont très sensibles à l'écrouissage; c'est une de leurs caractéristiques. Leur fragilité, notamment, augmente d'une façon considérable ; il est très fréquent de trouver des aciers qui, bruts de forge, donnent 3 kilogrammètres et qui, portés à 900° et refroidis lentement (acier normal), donnent 30 kilogrammètres.

Cémentation. — Dans la cémentation des aciers au vanadium, on voit apparaître le carbure signalé. Tout se déduit d'ailleurs du diagramme que nous avons donné.

Utilisations. — Les recherches précédentes montrent très nettement qu'un acier au vanadium présentant du carbure n'offre aucun intérêt industriel. On peut donc, d'ores et déjà, déclarer que les seuls aciers au vanadium susceptibles d'applications sont ceux renfermant moins de 0,7 0/0 de vanadium.

En somme, dans ces conditions, la caractéristique du vanadium est de durcir l'acier, d'augmenter sa charge de rup-

ture et sa limite élastique ; en un mot, il joue, à ce point de vue, un rôle analogue à celui du carbone , et cela avec au moins autant d intensité que cet élément. Mais le vanadium possède une autre caractéristique qui le rend particulièrement intéressant : tandis qu'il augmente très rapidement la charge de rupture et la limite élastique^ il ne diminue pas les allongements et les strictions, et il n'apporte aucune fragilité.

Tout ceci s'entend pour les aciers renfermant moins de 0,7 0/0 de vanadium.

Il n'est donc pas douteux que l'utilisation sur une grande échelle des aciers au vanadium, dont la fabrication ne parait présenter aucune difficulté spéciale, ne dépende que du prix de revient.

Or le prix de vente du ferro-vanadium baisse constamment. Il y a peu de temps, on le payait à raison de HO francs le kilogramme contenu ; actuellement une Société américaine ne le vend plus que 60 francs. Si Ton veut bien se souvenir que les aciers au vanadium les plus intéressants sont ceux contenant de 0,2 à 0,5 de vanadium, on voit que le prix dont sera augmenté l'acier au carbone ordinaire par l'addition du vanadium sera de 12 à 30 francs les 100 kilogrammes, les pertes pouvant être négligées.

Mais il ne faut pas oublier que les aciers au vanadium sont très sensibles aux traitements thermiques et mécaniques et qu'ils ne sauraient être utilisés sans avoir été soigneusement recuits à 900° et refroidis lentement.

En résumé, nous pensons que les aciers au vanadium renfermant moins de 0,7 0/0 de vanadium ont devant eux le plus brillant avenir, en tous points comparable à celui des aciers au nickel perlitique. Nous dirons plus loin quelques mots de certains aciers plus complexes au vanadium.

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