ACIERS NICKEL-CHROME
Étude théorique. — Points de transformation. — Des expériences faites par M. Guillaume, d'une part, et par M. Dumas, d'autre part, il résulte que le chrome agit comme le carbone sur les aciers irréversibles à moins de 25 0/0 de nickel, et abaisse beaucoup la température de transformation magnétique.
Il faut citer l'exemple d'un acier à 22 0/0 de nickel devenant magnétique au refroidissement aux environs de 100° et restant non magnétique à — 180° dans l'air liquide, quand il renferme 3 0/0 de chrome.
On a ainsi abaissé le point de transformation de plus de 250°.
Le chrome parait, au contraire, élever les points de transformation des aciers réversibles contenant moins de 30 0/0 de nickel et les abaisser pour des aciers à teneur en nickel plus élevée.
Métallographie. — Bien que nos études ne soient pas achevées, nous pouvons cependant donner déjà quelques résultats intéressants : les aciers nickel-chrome peuvent être divisés en cinq groupes, à savoir :
1° Aciers perlitiques;
2° Aciers martensitiques ;
3J Aciers martensitiques et a carbure double;
4° Aciers à fer y ;
5° Aciers à fer y et carbure double.
Étude industrielle. — Fabrication. — Les aciers nickelchrome sont souvent préparés au four Martin.
On utilise, pour de petites quantités, le four à creusets.
Propriétés. — Ces propriétés ont fait l'objet de quelques recherches de la part de M. Dumas. Il en résulte que l'addition de chrome augmente la charge de rupture et la limite élastique, du moins lorsqu'il est en quantités suffisantes. A retenir notamment les résultats suivants sur aciers non trempés :
COMPOSITION Cr
Ni