‹ Etude industrielle des alliages métalliques ... TexteChapitre 164 sur 460 · DOUCE · texte numérisé non relu

DOUCE

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Le tableau suivant résume les résultats des mesures qui ont servi à calculer les chiffres moyens ci-dessus et donne en môme temps le travail net dépensé pour actionner le tour, c'est-à-dire le travail observé diminué du travail dépensé dans la marche à vide.

Celle-ci était considérable en raison du mécanisme assez compliqué employé pour la transmission de la force motrice.

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Bien entendu, pour tirer de ces nouveaux aciers tout le parti possible, il faut des machines-outils appropriées. La vitesse et la puissance des tours ordinaires sont tout à fait insuffisantes.

« Un fait, dit M. Le Chatelier, permettra de préciser l'importance des services rendus par ces aciers rapides. Les ateliers du « Ganadian and Pacific Bailway » étaient devenus insuffisants, et Ton avait décidé de les doubler en construisant un second bâtiment semblable au premier. Les plans étaient prêts, et Ton allait passer à l'exécution quand apparurent les aciers rapides. Ils furent essayés de suite, et l'augmentation de la production fut telle que la construction du nouvel atelier a été indéfiniment ajournée. »

Outre l'intérêt direct résultant de l'accroissement de production des machines-outils, l'emploi des aciers rapides a eu indirectement une autre conséquence non moins importante. Les machines-outils ne servent qu'à finir des pièces ébauchées au laminage ou à la forge. En général on s'attachait à. pousser aussi loin que possible le travail débauchage pour réduire le travail sur le tour qui était notablement plus onéreux. Aujourd'hui la situation est renversée et la diminution du prix de revient du travail de finissage conduit à se contenter d'un travail de préparation beaucoup plus sommaire et, par suite, bien plus économique.

Composition. — Au début, la teneur en carbone était au voisinage de 1 0/0 ; la somme des teneurs en tungstène et chrome était de 16 0/0.

Actuellement la teneur en carbone va de 0,300 (quelquefois même moins) à 0,700 0/0; celle de tungstène de 7 à 18 et même 22 et celle de chrome de 1,5 à 3; elle dépasse rarement ce chiffre. Cependant certaines marques en contiennent 8 0/0.

Parfois on trouve de 1 à 2 0/0 de molybdène.

M. Le Chatelier donne la composition moyenne suivante des aciers à coupe rapide:

Mn 0,2

Cr 3

Mo 1

Fe 83

Voici, d'ailleurs, un certain nombre d'analyses d'aciers rapides :

4° Analyses citées par M. H. Le Chatelier:

Si

Mn

Cr

Le molybdène. n'a pas été dosé dans ces aciers. D'autre part, voici les analyses des trois marques d'aciers à coupe rapide les plus répandues.

Cr 2,83

Si traces

Mn traces

traces

traces

On sait que, à la trempe au plomb, on a substitué la trempe simple dans un courant d'air.

Voici, d'après M. Le Chatelier, de quelle façon varient certaines caractéristiques de ces aciers :

La dureté parait diminuer avec la teneur en carbone; mais

elle dépend dans une large mesure du traitement thermique, et Ton manque de données précises à ce sujet.

Les nouveaux aciers paraissent plus fragiles que les aciers au carbone, se cassent plus facilement sous les chocs, même quand on ne leur demande pas plus de travail qu'aux aciers ordinaires à outils, a fortiori si on veut leur faire développer tout leur travail utile.

La résistance au revenu, c'est-à-dire le non-adoucissement par chauffage après trempe est la qualité essentielle des aciers rapides. Les types actuels supportent au moins pendant un certain temps la température de 5 à 600°; mais ils sont adoucis complètement par un chauffage de une heure à 700°.

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