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DURETÉ CALCULÉE

CuSn* CuSn3 CuSn2 Cu'»Sn Cu'3Sn Cu25Sn

On voit qu'il n'y a aucune concordance entre les duretés observées et les duretés calculées. Mais, si Ton cherche à faire coïncider le calcul et l'expérience, on voit qu'on y arrive en admettant la combinaison Cu3Sn possédant une dureté égale à 1.500.

Les autres propriétés mécaniques, qui ont surtout un intérêt industriel, seront étudiées plus loin.

Etude chimique. — L'étude chimique des alliages cuivreétain permet aussi d'éclaircir l'important problème de leur constitution.

Si on considère ceux de ces alliages qui sont riches en étain, on peut les traiter par l'acide chlorhydrique concentré et obtenir un résidu qui correspond exactement à la formule Cu*Sn.

kO

0%Sn

100%Cu

Fig. 149. — Chaleur de formation des alliages cuivre-étain.

Chaleur de formation. — On sait1 que M. Herschkowitsch a étudié la chaleur de formation des alliages cuivre-étain et qu'il a noté un minimum correspondant à la formule Cu3Sn [fig. 149).

1. L. Cuillet, les Alliages métalliques. Étude théorique, \"' Dunod, éditeur.

ALLIAGES DE CDIVRE ET d'ÉTAIN. — BRONZES ORDINAIRES 469

Résumé. — On ne saurait douter de l'existence de la combinaison Cu3Sn qui est mise en vue :

1° Par la dilatation ;

2° Par la résistance électrique ;

3° Par la force électromotrice de dissolution ;

4° Par la densité ;

5° Par les propriétés mécaniques ;

6° Par l'étude chimique ;

7° Par la chaleur de formation.

8° Par la micrographie.

D'autre part, l'importante étude de MM. Heycock et Neville, qui paraît avoir mis définitivement au point la question de la constitution des alliages cuivre-étain, établit l'existence de trois espèces de solution, que nous avons définies précédemment, a, J3, y? ainsi que de trois combinaisons probables : S = Cu*Sn ; -q = Cu3Sn ; H = CuSn.

Toutefois, l'existence de S n'est peut-être pas suffisamment prouvée. Quant à H, ce serait plus exactement le composé CuSn ayant dissous un peu du composé Cu3Sn.

La solution a, les combinaisons 3, Cu3Sn et H sont stables aux températures ordinaires. Les solutions g et y, au contraire, ne sont pas stables aux températures basses ; on ne peut les observer que dans les métaux trempés dans certaines conditions1.

Enfin, il faut bien faire ^observer, avec M. Guillemin, que la micrographie donne des indications précieuses sur le travail qu'a subi le métal, s'il a été coulé à trop haute ou à trop basse température, s'il a été refroidi brusquement ou lentement, s'il a été laminé, estampé, martelé, etc.

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