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BRONZES AU PLOMB ET AU NICKEL

Dans l'étude des bronzes au plomb, nous avons eu soin de signaler l'ennui que présente cet alliage ; nous avons montré que Ton ne pouvait être sûr de la composition du bronze à la partie frottante, celle justement qui présente le maximum d'intérêt.

On a cherché à remédier à ce grave inconvénient par Paddition de nickel, et on a atteint ainsi les meilleurs résultats, non seulement en évitant la ségrégation, mais aussi en ayant devant soi la possibilité d'augmenter d'une façon énorme la quantité de plomb contenu.

Ces bronzes ont été lancés, il y a quelques années, par

Hendrickson et Clamer en Amérique ; ils commencent à être très employés en France, où ils ont donné, aussi bien dans les chemins de fer que dans les constructions mécaniques, des résultats excellents au frottement tant que la charge ne dépasse pas 40 à 45 kilogrammes par centimètre carré. Nous verrons d'ailleurs, à propos des antifrictions, alors que nous comparerons entre eux les différents alliages susceptibles d'être utilisés pour le frottement, que ce bronze est celui qui a donné les meilleurs rendements.

Peut-être d'ailleurs n'est-il pas juste de l'appeler bronze, étant donné ses teneurs relativement faibles en cuivre et en étain.

Voici d'ailleurs sa composition la plus ordinaire :

Cu 64

Pb 30

Sn 5

Ni i

Un tel bronze est sensiblement homogène et cette homogénéité est bien due au nickel. Voici, en effet, les résultats d'expériences que nous avons faites sur deux jets de 80 millimètres de diamètre, coulés dans les mêmes conditions, l'un avec nickel, l'autre sans nickel :

Les prises d'échantillons ont été faites les unes au centre, les autres k la périphérie du lingot, soit dans la partie haute (près de la masselotte), soit dans la partie basse.

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