BRONZES AU SILICIUM
Étude théorique. — Le silicium joue dans le bronze le même rôle que le phosphore; il réduit les oxydes métalliques en donnant de la silice qui, avec les oxydes non réduits, forme des silicates fusibles.
L'introduction du silicium dans la fabrication des bronzes a eu un autre but que l'obtention de bronzes résistants. M. Weiller, d'Angoulême, fit, en 1881, des expériences sur la qualité de certains bronzes pour leur emploi en télégraphie et téléphonie.
11 démontra que les fils en cuivre phosphore présentent une conductibilité beaucoup plus élevée que le fer ou l'acier (environ deux fois et demie plus grande), mais moindre d'un tiers environ que celle du cuivre rouge.
Il chercha alors à conserver au bronze les qualités mécaniques qu'il possède, en lui donnant une conductibilité électrique aussi proche que possible de celle du cuivre.
Il fut ainsi conduit à faire des bronzes au silicium.
Aucune étude systématique n'a encore été faite sur les bronzes au silicium.
Étude industrielle. — Les alliages sont obtenus en ajoutant avant la coulée la dose convenable de cupro-silicium. Celui-ci peut contenir 10, 20 et même 50 0/0 de silicium. Nous en étudions, d'autre part, la constitution et la fabrication. (Voir chapitre xi.)
La dose de cupro-silicium à ajouter doit êlre calculée de façon que le silicium ne serve que comme épurateur.
Le silicium apporte à peu près les mômes propriétés que le phosphore.
Dans le rapport déjà cité, M. Guillemin donne Texempled'un
bronze affiné par le silicium et n'en renfermant que des traces. Il avait pour composition :
Cu 89
Sn 9
Zn J,5
Pb 0,5
Si traces
Les propriétés mécaniques étaient :
L'industrie utilise bien peu le bronze silicié. Mais il ne faut pas confondre le bronze silicié, alliage de cuivre, d'étain et de silicium avec les alliages cuivre-silicium, vendus très souvent sous ce nom et dont nous parlons plus loin.