BRONZES AU CHROME ET AU TUNGSTÈNE
On a fait, en Allemagne, croyons-nous, quelques essais sur les bronzes au chrome et au tungstène; ils n'ont pas donné de résultats.
Voici la composition de deux échantillons que nous avons recueillis dans un de nos voyages en Allemagne.
Premier échantillon :
Cu 84,25
Sn 14
Cr 4,75
Zn traces
Ph traces
Deuxième échantillon :
Cu 82,50
Sn 45,50
Zn 0,50
Ph traces
Ces bronzes avaient été essayés au frottement sur acier demi-dur non trempé. Ils avaient donné de plus mauvais
°h ^ats que les bronzes ordinaires de frottement. En les *vant au microscope, nous avons pu mettre en évidence
kfc,
^ome et le tungstène ; ces métaux gardent absolument leur personnalité.
Nous aurons d'ailleurs à revenir avec quelques détails sur ce point lorsque nous parlerons, au chapitre xi, des alliages cuivre-chrome et cuivre-tungstène.
Quant aux essais, fort restreints, d'ailleurs, qui ont été faits pour l'emploi du chrome et du tungstène dans les bronzes subissant d'autres travaux que le frottement, ils ont fourni les résultats les plus détestables. Ceci s'explique aisément par l'existence de grains de chrome ou de tungstène.
En résumé, ces bronzes n'ont été jusqu'ici le sujet que de recherches très peu importantes. Mais ils ne semblent devoir donner aucun résultat.
BRONZES AU VANADIUM
Les bronzes au vanadium ont été encore très peu étudiés. Dans une étude parue sous la signature de M. Baxérès en 1901, il était bien indiqué que les bronzes vanadiés donnaient 71 kilogrammes de charge de rupture et 12 0/0 d'allongement, mais sans indications d'analyses1. Nous examinerons, à propos des alliages de cuivre et de vanadium (chap. x), les grosses difficultés que présente cette fabrication.