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DÉSIGNATION DES HÉLICES

Ailes d'hélices orientables

iTt Hélice « Cyclone »

Ailes d'hélices orientables

2e Hélice « Cyclone »

Ailes d'hélices orientables

Ailes d'hélices torpilleurs 200 .

Hélices « Kabyle »

Hélices Torpilleur 144

Hélices « Agile »

lro Hélice « Takou »

Moyenne générale . . .

RtSISTINCI

UUMG11UT 0/

La circulaire ministérielle du 18 août 1897 impose, pour les pièces ci-dessus, les caractéristiques suivantes :

R 35 kilogr.

Les types de laitons au manganèse les plus employés dans l'industrie sont au nombre de deux:

Premier type :

Cu 59 à 60

Md traces

Zn 41 à 40

Deuxième type :

Cu 58 à 59

Mn .../ it8 à 2,2

Zn 40 à 39

Empressons-nous d ajouter d'ailleurs que les laitons au manganèse seul ne sont pas les plus usités.

Nous parlerons dans un paragraphe spécial à la fin de ce chapitre des propriétés à chaud de ces produits métallurgiques.

La Manganèse-Bronze and Brass Company a donné les résultats obtenus en comparant la dureté de certains métaux à celles du bronze manganèse ordinaire et du bronze manganèse coulé sous pression. Voici les résultats de ces essais faits au moyen d'un couteau à bord tranchant qui faisait dans chaque métal une même entaille. Les pressions nécessaires pour obtenir cette entaille variaient avec chaque métal. Elles ont été les suivantes :

Métal à canons 12

Fer forgé 15

Acier doux 20

Acier doux trempé dans l'huile 25

Bronze manganèse 20

Bronze manganèse durci par pression 22 à 23

Nous ferons remarquer que la composition des alliages n'est toujours pas donnée.

La Manganèse-Bronze and Brass Company en déduit remploi de ce métal pour la construction des pièces devant résis-

ter à de fortes pressions intérieures, telles que cylindres hydrauliques et autres.

Utilisations. — Les laitons au manganèse sont utilisés :

1° En pièces moulées, pour la fabrication des hélices, des tubes lance-torpilles, des gouvernails, des étambots, des pièces d'affût, des cylindres hydrauliques, de pièces devant supporter intérieurement de fortes pressions, de soupapes, etc. ;

2° En pièces forgées^ des arbres d'hélice, des tiges de piston et tiroir, des frettes, etc., des boulons, etc. ;

3° En barres étirées, pour de nombreuses pièces de décolletage demandant une forte résistance, notamment des boulons, des rivets, etc. ;

4° En tôles, profilés, etc., pour les constructions maritimes, notamment pour des plaques soumises à des températures un peu élevées.

En effet il faut se rappeler que ces métaux se travaillent fort bien à chaud, ils présentent même de grandes facilités de forgeage, d'emboutissage à chaud, de cintrage, etc. De plus, ils résistent assez bien à l'eau de mer et n'ont aucune action . sur la boussole.

De toutes ces applications la plus importante est assurément l'emploi pour la construction des hélices.

A ce sujet Hiorns cite, dans son livre sur les Alliages métalliques, une série d'expériences et de conclusions des plus intéressantes.

A cause de la grande résistance et de l'inaltérabilité de ce métal, les ailettes d'une hélice peuvent être faites moins épaisses que si Ton employait l'acier. Leurs surfaces sont très unies et, après être coulées, elles conserveront théoriquement leur forme; avec l'acier, il faut tenir compte de la corrosion possible ; de plus, la forme des ailettes est modifiée pendant l'opération du recuit qu'elles doivent subir après la coulée. Il a été prouvé, par les journaux de quelques bateaux à vapeur • qui avaient eu leurs hélices d'acier remplacées par des hélices de bronze manganèse, que leur vitesse avait été aug-

mentée et la consommation de charbon diminuée, pendant que le poids, les vibrations et les efforts sur le navire et sur la machinerie avaient été considérablement réduits. Bien plus, en même temps que ces avantages, il y a une grande diminution de prix si Ton considère la durée moyenne d'un vaisseau; car, quoique le prix d'installation d'une hélice en bronze manganèse soit le double de celui d'une hélice en acier, pratiquement elle est indestructible; l'hélice en acier doit être renouvelée à la fin de la troisième année de service, ce qui en porte le prix moyen à deux ou trois fois celui de l'hélice en bronze manganèse.

Ces qualités remarquables du bronze manganèse n° 3 sont démontrées par un accident survenu à l'hélice du Garth Castle, lancé par MM. John Elder et Cu, en 1880. Au moment du lancement, une ailette vint en contact avec la jetée et fut courbée presque à angle droit, sans craquement ; elle put être ramenée par martelage à froid à la forme primitive.

Un autre exemple est donné par l'hélice du Mosel de la North Company Lloyd, qui fit naufrage ; on retrouva Tune des ailettes de l'hélice complètement doublée sur elle-même, ce qui donne une idée de la ténacité du métal.

Voici les résultats donnés par Hiorns sur divers bronzes :

Les numéros 4 et 5 n'ont aucune propriété particulière, quant & la résistance ; mais ils sont recherchés pour les coussinets, les tiroirs, les glissières, les segments de piston, etc.

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