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Commission des Méthodes d'essais, t. 11, p

ALLIAGES DE OUVRE I CCIVRE-ALUMLNIUM 741

« Les bronzes légers à 2 0/0 de cuivre ont une résistance de 16 kilogrammes avec un allongement de 18 0/0. — Les bronzes d'aluminium tenant 3 à 5 0/Odecuivre se travaillent facilement par forgeage et laminage et peuvent servir à la préparation des tôles et des cornières. La résistance du métal sortant du laminoir atteint 28 kilogrammes avec un allongement de 4 0/0 seulement ; mais après recuit on trouve les résultats que nous venons d'indiquer : résistance de 16 kilogrammes et allongement de 20 0/0.

« Le métal ainsi obtenu est assez mou et se travaille avec une grande facilité, comme le bon cuivre ; son défaut principal est de s'écrouir rapidement, lorsqu'il est travaillé à froid.

« Le plus intéressant est le bronze d'aluminium à 9 ou 10 0/0 d'aluminium, qui présente à l'état simplement fondu une résistance supérieure à celle de tout autre corps. »

En faisant varier la composition, on peut obtenir des résistances variant depuis 38 jusqu'à 60 kilogrammes avec le métal doux, jusqu'à 70 et 80 kilogrammes avec le métal dur. Les bronzes d'aluminium additionnés de nickel sont particulièrement ductiles et présentent des résistances allant de 50 à 75 kilogrammes, avec allongement de 30 0/0. La teneur en silicium influe, du reste, en môme temps que celle en aluminium, sur les résultats obtenus. M. A. Le Chatelier a signalé que les alliages à teneurs de 8 0/0 d'aluminium et au dessus ne présentent guère à l'essai de traction que des allongements proportionnels, car la rupture se fait toujours sans striction.

Cet ingénieur observe, en outre, que les chiffres de résistance et d'allongement dépendent surtout de la finesse du grain, qui est d'ailleurs très remarquable dans ces métaux dont la cassure présente un aspect soyeux. Cette (inesse se trouve augmentée du reste par la coulée en moule métallique qui entrave la cristallisation en précipitant le refroidissement. Les bronzes d'aluminium, surtout ceux exempts de silicium, supportent dans des conditions très remarquables des essais de choc, quelquefois même plus rigoureux que ceux de l'acier moulé. M. A. Le

Chatelier cite qu'il a pu plier à 90° un barreau de 30 X 30 déjà entaillé sur ses quatre faces.

M. Bâclé ajoute :

(( Les bronzes se forgent et se laminent avec facilité, à condition d'opérer surtout au rouge ; mais il faut éviter le rouge sombre en présence du silicium. Ils subissent la trempe qui agit, comme pour l'acier1, en augmentant la charge de rupture et surtout la limite élastique et réduisant l'allongement, comme on le verra par les résultats suivants:

Avant trempe.

Après trempe

En raison de la grande finesse de leur grain, les bronzes d'aluminium doivenl donner, ainsi que le remarque M. A. Le Chatelier, des frottements excessivement doux.

Voici les résultats d'une série d'expériences que nous avons faites sur les alliages cuivre-aluminium simplement coulés.

MÉTAL EMPLOYÉ

1° Alliages très riches en aluminium

Al commercialement pur...

Al + 1 0/0 Cu

Al + 2 0/0 Cu

Al + 3 0/0 Cu

Al + 4 0/0 Cu

Al + 5 0/0 Cu

Al + 6 0/0 Cu

2° Alliages riches en cuivre (bronzes d'aluminium)

Cu 4- 3 0/0 Al.

Cu + 5 0/0 Al Cu + 7 0/0 Al Cu + 10 0/0 Al

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