A FROID
La conclusion est donc bien nette : ce sont les alliages spéciaux, notamment les laitons spéciaux et le cuivre manganèse qui peuvent donner le plus de satisfaction en présence de températures un peu élevées.
CONCLUSIONS
En résumé, les alliages de cuivre autres que les bronzes, les laitons et les bronzes d'aluminium qui intéressent l'industrie sont:
1° Les alliages cuivre-manganèse renfermant moins de 7 0/0 de manganèse ; ces alliages, remarquables par leur résistance à. température élevée, sont surtout utilisés comme entretoises
dans les foyers de locomotives et comme tubes. Ils renferment généralement 4 à 6 0/0 de manganèse.
Ils sont formés d'une solution Cu-Mn.
2° Les alliages cuivre-phosphore utilisés pour introduire le phosphore dans les bronzes, les laitons, etc.. L'industrie livre principalement deux sortes de phosphures de cuivre :
L'un, à 10 0/0 environ de phosphore : il est formé des cristaux PCu3 entourés d'eutectique Cu-PCu3 en quantités assez abondantes ;
L'autre, à 15 0/0 environ de phosphore : il correspond sensiblement à la combinaison PCu3.
Or, les fondeurs emploient de préférence le phosphure à environ 113 0/0. Ils ont remarqué qu'il est beaucoup moins fragile que celui à 15 0/0, lequel est très brisant et donne, par conséquent, des pertes abondantes dans les manipulations.
Ceci s'explique très bien par la constitution de ces produits. Celui qui correspond à la combinaison doit être beaucoup plus fragile que celui qui renferme de Teutectique, lequel forme joint autour des cristaux de cette combinaison.
3° Les alliages cuivre-silicium, qui, d'une part, sont utilisés pour introduire le silicium dans certains bronzes et alliages de cuivre, voire même dans le cuivre pur et, d'autre part, sont employés avec une très faible teneur en silicium pour certains usages assez restreints.
Les alliages les plus utilisés pour introduire le silicium,
sont ceux qui renferment 15, 20 et même 50 0/0 de silicium.
4° Les alliages de cuivre-vanadium n'ont pas encore été
assez étudiés, tant au point de vue industriel qu'au point de
vue théorique.
5° Les alliages de cuivre et de chrome, de cuivre et de tungstène ne paraissent pas offrir un grand intérêt; le chrome et le tungstène y sont complètement séparés.
Quant aux alliages de cuivre et d'antimoine, de cuivre et de bismuth, de cuivre et de plomb et de cuivre et d'arsenic, ils n'offrent aucun caractère industriel. Tous ces alliages de cuivre et d'antimoine sont fragiles: les
uns parce qu'ils renferment de l'antimoine libre, les autres de par la ou les combinaisons qu'ils renferment; ceux très riches en cuivre par la solution cuivre-antimoine qui semble exister.
Les alliages de cuivre et de plomb sont très difficiles à obtenir sains et homogènes, même lorsque le plomb est en faible quantité.
Les alliages de cuivre et de bismuth sont fragiles, môme ceux à très hautes teneurs en cuivre : la solution cuivre-bismuth qui se forme alors est elle-même fragile.
Il en est de même, et pour des raisons identiques des alliages cuivre-arsenic à faibles teneurs en arsenic.