TENEUR EN ET A IN
POINTS DE FUSION
En somme, la courbe est formée de deux branches avec un eutectique à environ 50 0/0 (fig. 188).
Métallographie (Album, PL LXXX, Phot. 317 et 318). — La
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Courbe de fusibilité des alliages é tain-cadmium.
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micrographie confirme les résultats donnés par la courbe de fusibilité : les alliages contenant moins de 50 0/0 de cadmium sont formés d'étain entouré de l'eutectique; ceux renfermant plus de 50 0/0 de cadmium sont constitués par du cadmium entouré d'eutectique.
Résistance! électrique. -J-1 Des expéwfcncesicle^ifaiUlHessens il résulte que la courbe de conductibilité de.ces alliages est une droite.
Force électromotrice de dissolution. -^-Laurie a. montré qu'elle était sensiblement constante. j
Etude industrielle. — Les! alliages ^tain-cadmium; ne sont pas utilisés dans l'industrie. :'< . ;
Ils n$ présentent aucune propriété particulièrement! intéressante, étant donné surtout le drix de ce dernier métal.,
ALLIAGES DÉTAIN ET D'ANtlIlOINE
Etude théorique. Codrab de fusibilité et points de
transformation 1 ]— t Gettç, épurée* dé|ter#vpée jpar M, Roland Gosselin, se compose de trqis ares dont 1^ .çonçpyité séjourne iVêrs Taxe des y ert qui pe cpupenfc en deux poipis. Cepx-ci correspondent à 33 et 70 0/0 d'antimoine et ont comme points de ftision 375° et 520° (fig. 187).
| M. Reinders vient de reprendre (Proc. mechanical Engineers, 1904) l'étude des alliages étain-antimoine. Il en a déterminé la courbe de fusibilité, qui diffère de celle de M. Roland- Gosselin; nous la donnons dans la figure 189. ,
- De plus, il a observé pendant le refroidissement de nombreux points de transformation.
Quand on ajoute des quantités croissantes d'antimoine à 1'étain, le point de solidification commence h s'élever de suite, sans passer par un eutectique. Il y a donc formation d'une solution solide étain-antimoine. 11 en est ainsi jusqu'à 8 0/0 d'antimoine. A partir de ce point C, la courbe de fusibilité s'élève plus rapidement. Pour des alliages contenant plus de 20 0/0 d'antimoine, à partir du point D, on observe trois points d'arrêt du thermomètre. A partir de la teneur de 50 0/0, on a une nouvelle branche de courbe.
Métallographié (Album, PI. LXXX, Phot. 319 et 320; PL LXXXI, Phot. 321 et 322). — L'étude micrographique des alliages étain-antimoine a été faite par M. Charpy {Contribution à Vétude des alliages. Société d'Encouragement, p. 144).
ALLIAGE» ©ÉX^LN -., ; 893
Dans les alliages [très riohes eiiiôtai^ioaobtiea^ ptir Une
attaque à\ra£idfa\«tflonb^driqUei<étenjdur délai aiguiljle&Idi'étAfti .cristallisé! éngloto • ..j^.. :»;j-i:)/.ii.;-[ .jn,, mj.>j ir> ;:»ii-)tf-l/r;fi
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Fio. 189: —Diagramme des alliage antimoine-étain (Reiaderé).
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Martes; qwmdofr.ftttsque àlfacidje çhlorhydrique,. on. rue): en vue l'eutectiqUe. Plus la, proportipn.d antimoine augmente, plus les cristaux deviennent importants.
A 50 0/0, on a un produit sensiblement homogène, qui possède de nombreuses criques; l'attaque na aucun effet, si ce n'est d'accentuer ces criques. On se trouve donc très probablement en présence d'un composé défini. .
Au-delà dé 50 0/0, Vejrs 60 0/0, on obtient des aiguilles.durjes qui ne sont pas des cristaux isolés, mais qui forment seulement des arêtes d'éléments trè$ développés; on les aperçoit d'ailleurs difficilement.
L'attaque d'un tel alliage ne va pas sans difficultés.
M. Charpy a utilisé l'oxydation par l'acide azotique sous
l'influence du courant. Dans cette attaque, on voit l'oxydation
se propager petit à petit.
Quand on augmente la teneur en antimoine, on trouve
^ bien toujours la même
*j» j£ forme générale ; mais
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les cristallites tendent de plus en plus vers la forme qu'affecte l'antimoine.
Toutes ces intéres-
santes recherches ten-
-*** dent à démontrer que
o jo2D3o<toso602oaodoioo rétain et l'antimoine
donnent une combi- Fio. 190. — Résistance électrique naison renfermant en-
des alliages étain-anUmoine et étain-bismuth. viron500/0 de chacun
des métaux, et que cette combinaison, qui correspond sensiblement à SbSn, est isomorphe avec l'antimoine.
L'étude micrographique de ces alliages est donc particulièrement intéressante, puisqu'elle fait ressortir l'existence d'une combinaison qui n'est pas nettement indiquée par la courbe de fusibilité et qu'elle nous donne un exemple d'un composé isomorphe avec l'un des métaux initiaux.
Les cristaux cubiques ont été isolés par M. Locart, qui leur a donné la formule SbSn, et par M. Behrens,qui croit à la combinaison SbSn2. Il y a donc là hésitation.
Résistance électrique. — La courbe de conductibilité des alliages étain-antimoine a été tracée par Matthiessen ; elle présente un minimum pour environ 90 0/0 détain.
On sait {Etude théorique des alliages métalliques^ chap. xx) que l'on ne peut tirer aucune conclusion de ce minimum. ■ Force électromotrice de dissolution. — D'après Laurie, la force éleclro motrice de dissolution de ces alliages serait sensiblement constante.
ALLIAGES d'ÉTAIN 825
Étude industrielle* — Fabrication. — Au lieu tîe fondre ensemble les deux métaux, on a cherché à opérer la réduction du sulfure d'antimoine en contact avec rétain.
Cette méthode peu scientifique et peu pratique n'c.t plus usitée.
Propriétés. — L'antimoine durcit considérablement l'étain et, si on l'ajoute en quantités assez importantes, l'alliage devient même brisant.
Jusqu'à 20 0/0 d'antimoine, l'alliage garde une grande malléabilité.
Il peut être laminé et forgé à froid.
L'industrie utilise parfois des alliages un peu plus riches jusqu'à 33 0/0, qui sont très durs et fragiles.
Utilisations. — Les usages des alliages étain-antimoine sont:
A. La fabrication des poteries d'étain;
B. La fabrication du métal anglais Britannia Métal et des alliages similaires ;
C. La préparation de coussinets pour machines (antifriction);
D. La fabrication de certains objets moulés, notamment de robinets ;
E. La préparation des planches servant à la gravure.
A. Alliages utilisés dans la fabrication des poteries d'étain. — Ces alliages sont tous voisins du type :
Sn 80
Rappelons que cet alliage se lamine et se martèle fort bien.
B. Alliages connus sous le nom de métal anglais. — Le m étal anglais type est formé de :
Sn 91
Sb 9
Cependant on s'éloigne assez souvent de cette composition; c'est ainsi que Ton utilise fréquemment l'alliage
Sn 94
Sb 6
11 est rare, ..d'ailleurs, que le métal anglais* actuellement .employé ne soit formé que d'étain et d'antimoine ; on ajoute souvent à ces métaux du plomb, du zinc, du cuivre, ;ou même du bismuth, dû nickel, etc... Mais il faut bien reconnaître que ces alliages complexes ont moins de brillant que celui fornjé 'd'étain et d'antimoine seuls,, ! '<•".[-.
Voici, diaprés Hiorns,; la composition ^d'un certain nombre de ces alliages.