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ALLIAGES DE PLOMB ET D'ANTIMOINE

Étude théorique. — Courbe de fusibilité. — Cette courbe se compose de deux branches dont la rencontre indique un eutectique. Celui-ci correspond à 13 0/0 d'antimoine qui fond à 228° {fig. 190).

Il semble donc que le plomb et l'antimoine ne forment pas de composé défini.

Métallographie (Album, PI. LXXXI1, Phot. 325 à 328). — La métallographie de ces alliages, qui a été étudiée par M. Charpy, prouve bien que la constitution est en parfait

accord avec la courbe de fusibilité. Les alliages contenant de 0 à 13 0/0 d'antimoine sont formés de plomb englobé dans Teutectique ; au-delà de 13 0/0, on a des cristaux d'antimoine qui se trouvent 200

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i^K^^ ^^^^m ^^^— ^^H^B M^^H ■«■^■^■M MP<^ ^MMI

au milieu de ce même eutectique. Nous donnons trois micrographies. Lune représente plus spécialement l'eutectique; les trois au très, des cristaux d'antimoine **> plus ou moins entourés d'eutectique, suivant le pourcentage de ce métal.

Résistance électrique. — La courbe de conductibilité présente un minimum, qui correspond à environ 9 0/0 d'antimoine {fiff. 191).

Force électromotrice de dissolution. — Laurie a trouvé

que la force électromotrice varie d'une façon continue avec la composition.

0 lO 2O3OWSO6O20S030 WO

Fig. 191. — Courbe de fusibilité des alliages plomb-antimoine.

Ph

3b Bi

O m 20 30 W 50 60 70 80 30 WO

— Fabrication. — On prépare très souvent le plomb antimonié en traitant au four à réverbère de vieilles matières, des antifrictions notamment, et en les affinant. On

cherche à enlever tout le zinc qu'elles peuvent contenir. Propriétés. — Voici comment s'exprime Guettier sur les

propriétés des alliages antimoine-plomb :

Fio. 192. — Résistance électrique des alliages plomb-antimoine et plomb-bismuth.

« L'antimoine augmente la dureté du plomb. Il rend ce métal très cassant quand il lui est allié en proportions notables.

« L'alliage à parties égales est sec, poreux, cassant. Ces défauts augmentent à mesure que s'élève la proportion d'antimoine. Ils s'effacent, au contraire, quand l'antimoine diminue pour faire place au plomb. Un alliage de Sb = 1, Pb = 4, est compact et beaucoup plus dur que le plomb, tout en restant malléable.

« Un alliage de Sb=l, Pb = 8, est très tenace et d'une densité plus grande que la densité proportionnelle des deux métaux. Il est plus malléable que le précédent et reste encore dur.

« La dureté communiquée par l'antimoine, l'augmentation de ténacité, le développement de la densité se font sentir d'une manière puissante jusque dans l'alliage Sb= 1, Pb = 16. »

D'autre part, M. Charpy a étudié la résistance à la compression et à l'usure de ces alliages(Zfa//?/m de la Société d'Encouragement). Nous examinerons cette étude dans le chapitre consacré aux antifrictions (Voir p. 865).

Utilisations. — Les alliages plomb-antimoine sont utilisés :

A. Pour la confection des caractères d'imprimerie et des planches à graver ;

B. Pour la construction de certaines parties d'instruments de musique;

C. Pour la fabrication de plaques d'accumulateurs et de balles;

D. Comme antifrictions.

A. Alliages pour caractères d'imprimerie et pour planches à graver. — Un alliage devant être employé dans la confection des caractères d'imprimerie doit jouir des propriétés suivantes :

1° Être fusible;

2° Ne pas être trop fragile ;

3° Posséder une certaine dureté qui lui permette de résister à la pression nécessaire à l'impression ;

4° Être cependant assez mou pour pouvoir être retouché aisément ;

5° Se dilater pendant le refroidissement de façon à bien épouser la forme du moule;

6° Être homogène.

De tous les alliages plomb-antimoine, celui qui correspondrait le mieux à ces desiderata serait l'alliage :

Pb 85 0/0

Sb 15 0/0

11 possède, en effet, une certaine dureté et une certaine dilatation pendant le refroidissement, mais il a une structure trop cristalline et présente une grande fragilité. De plus, il est trop rapidement attaqué par les agents de décapage.

Enfin, à l'heure actuelle, on se montre beaucoup plus exigeant pour les caractères d'imprimerie. Avec les machines rotatives, avec les papiers actuels, il faut une dureté minéralogique plus élevée.

Aussi a-t-on cherché à améliorer les alliages par l'addition d'autres métaux, notamment de Tétain et du bismuth.

Quant au zinc, qui a été parfois utilisé, il est regardé par les fondeurs modernes comme un corps très nuisible. Il enlève de la fluidité et empêche les parties fines des caractères de bien venir.

Voici les principaux types employés autrefois :

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