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FROTTEMENT

TEMPÈRATCRB

USURE

Pour 100

Pour 100

On voit donc que l'accroissement du plomb diminue très notablement l'usure. On ne peut pas diminuer l'étain au-dessous de 5 0/0, parce qu'alors le plomb cesse d'C tre miscible à l'alliage, et il se produit une liquation qui donne une masse hétérogène. L'augmentation de l'étain présente généralement des

inconvénients. Dans le cas des alliages riches en plomb, il est nécessaire, pour avoir une répartition convenable du plomb, de refroidir très brusquement l'alliage. On peut tourner cette difficulté en ajoutant à l'alliage un métal peu fusible, comme le nickel, qui amorce le début de la solidification àt une température déjà très élevée.

L'auteur conclut, comme résumé, de ses études, que l'alliage le plus convenable pour coussinets de chemins de fer a la composition suivante :

Cuivre 64 0/0

Étain 5 0/0

Plomb 30 0/0

Nickel 1 0/0

Depuis trois ans, cet alliage, connu dans le commerce sous le nom de « bronze plastique », a été employé sur une large échelle. Sa consommation a pu être de 2.000.000 de kilogrammes ; il se fond aussi facilement que le bronze ordinaire, se travaille généralement bien; il a pu être obtenu en pièces moulées variant de 500 grammes à 500 kilogrammes Tune.

Enfin, l'auteur donne quelques résultats relatifs à l'introduction du zinc dans ces alliages. L'usure croît très rapidement avec la proportion du zinc, comme le montre le tableau suivant :

COMPOSITION

USURE

Cu

Sn

Pb

Zn

Pour 100

Pour 100

Pour 100

Pour 100

ANTIFRICTIONS 89$

Nous apprécierons autant que faire se peut la très intéressante conclusion du remarquable travail de M. Clamer : à savoir, l'emploi de ce bronze spécial à très haute teneur en plomb et renfermant un peu de nickel.

Nous en avons déjà parlé en détail au chapitre des Bronzes spéciaux; mais nous ne saurions trop insister sur l'intérêt que présente son application. Il résoud assurément la question si délicate du métal à coussinets, bagues, etc.; les très nombreuses expériences que nous avons faites sur ce sujet le démontrent pleinement. Il commence, d'ailleurs, à être très utilisé et très répandu, dans les chemins de fer, dans les constructions automobiles, dans les constructions maritimes, etc.

Ses qualités peuvent se résumer ainsi :

Prix de revient faible ;

Utilisation très aisée ;

Homogénéité assez grande;

Résistance parfaite à l'usure;

Résistance à l'écrasement assez élevée ;

Point de fusion élevé, aux environs de 850°, qualités que n'offrent pas la plupart des antifrictions.

CONCLUSIONS

D'après ce que nous venons d'exposer et les importantes recherches de M. Charpy, un antifriction doit être constitué par des grains durs englobés dans un alliage plastique.

Les grains durs peuvent être constitués soit par un métal isolé (antimoine, bismuth), soit par une combinaison de métaux dont les types les plus fréquents dans les antifrictions industriels sont le composé SbSn et le composé SnCu3.

La partie plastique de l'alliage est ordinairement formée par un eutectique ou certains métaux libres, tels que le plomb.

H est à noter cependant que certains alliages employés correspondent sensiblement à un eutectique, tel par exemple : *

Pb 80

utilisé par la Compagnie de l'Est.

Ils ne remplissent donc pas les conditions énoncées par M. Charpy.

De plus, il est à noter qu'il y a une relation directe entre le nombre de grains durs et la résistance du produit à l'usure et au choc ; il y a donc ici encore une relation directe entre l'utilisation et la structure de l'alliage.

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