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ALLIAGES D'ALUMINIUM ET DE TUNGSTÈNE

Étude théorique. — Étude chimique. — Les alliages aluminium-tungstène ont été étudiés par Wôhler et Michel, qui isolèrent la combinaison Al4Tu par la fusion de 15 grammes d'anhydride tungstique, 30 grammes de cryolithe, 30 grammes de chlorure de sodium et 15 grammes d'aluminium.

Pour effectuer nos recherches sur la réduction de l'acide tungstique par l'aluminium, nous nous sommes servi d'acide tungstique presque pur, contenant environ 2 0/0 de silice et des traces de fer. Toutes les expériences ont porté sur 3 kilogrammes de mélange.

Les conclusions de ces recherches ont été les suivantes : ; 1° On est limité, d'une part, par la réaction AlTu10, et, d'autre part, par la réaction Al5Tu. Au-delà de ces deux limites on n'obtient aucune partie métallique susceptible d'être triée. La limite d'inflammation n'a lieu que pour l'expérience correspondant à ACTu ;

2° Toutes ces recherches se font avec des pertes énormes de matière, qui ont lieu surtout sous forme d'oxyde vert;

3° Tous les culots obtenus dans ces expériences, à l'exception de celles qui donneraient AlVTu, laissent dans l'eau régale concentrée un résidu parfaitement cristallisé qui correspond k la formule AlTu2;

4° Les expériences faites avec des proportions de matières comprises entre celles qui conduiraient théoriquement aux alliages AlTu et Al5Tu donnent de très abondants cristaux lamellaires, qui sont recouverts d'une mince couche d'aluminium et paraissent très ternes. Ces cristaux sont toujours situés entre le culot métallique et le corindon, notamment sur la périphérie. Ces cristaux correspondent à la formule Al4Tu; ce sont donc ceux préparés par Wôhler;

5° Les expériences faites avec des proportions de produits conduisant théoriquement aux alliages AlTu et AlTu5 donnent des cristaux aciculaires très faciles à séparer et généralement purs. Ces cristaux forment de superbes amas à la surface du culot métallique, mais ne sont jamais abondants.

Ils correspondent à la formule Al3Tu ; . 6° Les culots métalliques ne contiennent généralement que fort peu d'aluminium libre;

7° Quelques [expériences ont été faites en partant de TuO2 préparé par action de l'hydrogène sur l'acide tungstique. La limite d'inflammation est abaissée, les pertes sont beaucoup moins abondantes, les culots obtenus sont mieux formés; mais les cristallisations sont beaucoup plus rares. Aucun résultat nouveau n'a été donné par ces recherches.

Les principales propriétés de ces combinaisons sont les suivantes :

Le composé AITu2 se présente sous forme de poudre cristalline noirâtre ; Al3Tu est constitué par des cristaux se présentant sous forme de prismes cannelés d'apparence quadratique. Enfin Al4Tu se présente sous forme de cristaux lamellaires atteignant parfois d'importantes dimensions (2 ou 3 centimètres carrés); ces cristaux sont souvent recouverts d'une mince couche d'aluminium que l'on enlève facilement par l'acide chlorhydrique très dilué; les lamelles sont analogues à celles d'oligiste spéculaire des volcans.

Les densités de ces différents corps sont :

AITu2 APTu AHTu

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