DENSITÉS CALCULÉES
CrAI
Le premier de ces composés se forme donc avec forte contraction.
L'oxygène n'attaque ces alliages que vers 300-350°.
L'eau est sans action. Les acides sulfuriqueetchlorhydrique, ainsi que l'eau régale, les dissolvent lentement à froid, assez rapidement à l'ébullition.
Le chlore n'agit qu'à chaud.
Les alcalis ne les attaquent pas sensiblement, même à l'ébullition.
La micrographie montre des cristaux de la combinaison CrAI.
Étude industrielle. — M. Richards fait remarquer que le chrome durcit considérablement l'aluminium, en lui communiquant, ajoute-t-il, quelques-unes des propriétés des aciers rapides (???). Ils conservent leur dureté, même après recuit. Il ajoute que la proportion de 2,3 0/0 de chrome semble la plus recommandable. Ail 0/0, on a un alliage très fragile.
D'après M. Richards, certains de ces alliages sont employés dans l'industrie.
Etude théorique. — Étude chimique. — En appliquant la méthode déjà décrite à la réduction de l'acide titanique par l'aluminium en grains, nous avons obtenu les résultats suivants :
1° Les expériences ne donnent des résultats intéressants que si l'on a eu soin de porter, au préalable, le mélange à la température de 600°, et si, de plus, Ton vient, aussitôt après l'inflammation, à projeter un jet d'oxygène à la surface;
ALLIA6E8 d'aLUMINIUM 953
2° Trois expériences seulement donnent des résultats ; ce sont celles qui correspondent à la formation théorique de TiAP, TiAl* et TiAl4 ;
3° Les culots et cristaux que Ton obtient contiennent des proportions assez fortes d'azoture et d'oxyde de titane. Les analyses ne peuvent donc fournir que des résultats approximatifs ;
4° La première de ces expériences a donné des cristaux épars dans la masse.
Le rapport du titane et de l'aluminium montre cependant nettement que le produit correspond h la formule Ti2Àl3. Pour obtenir ces cristaux en assez grandes quantités, il faut partir des proportions suivantes :
Acide titanique lk*,805
Aluminium 4 ,195
5° L'expérience correspondant à TiAl4, dans laquelle on emploie le mélange :
Acide titanique lk*,090
Aluminium 1 ,910
donne un culot extrêmement bien cristallisé, dans lequel on note des cristaux lamellaires.
Ce culot limé, tamisé, traité par KOH étendu, donne une poudre cristalline correspondant h la formule TiAl4.
Il semble donc y avoir deux combinaisons correspondant aux formules : Ti2Al3 et TiAl4.
Les propriétés de ces corps n'ont pu être étudiées d'une façon précise, puisqu'on les obtient à l'état impur.
Cependant on peut dire qu'ils ne sont attaqués par l'oxygène et l'eau qu'à haute température. L'acide chlorbydriquè et l'eau régale les dissolvent facilement ; le chlore les attaque rapidement au rouge.
Métallographie. — Seul le composé TiAl4 a pu être observé.
On obtient par polissage en bas-relief de grands cristaux très brillants et entourés de l'eutectique TiÀl^-Al.
Étude industrielle. — M. Moissonnier signale, dans son livre sur l'Aluminium, un alliage trouvé dans le commerce et analysé par M. Lévy. Il avait la composition suivante:
Al 69,63 0/0
Ti 30,37 0/0
M. Moissonnier ajoute : « Il se présentait en groupements cristallisés, dans lesquels on reconnaissait au microscope des angles de 90° ; les lamelles miroitantes étaient très fragiles et très conductrices de la chaleur. Aussi ne pouvait-on songer à les utiliser pour la fabrication des objets en métal destinés à un usage quelconque. »
En étudiant les alliages d'aluminium, nous avions cru remarquer que ces deux métaux ne pouvaient s'allier, et nous avons signalé ce point dans notre thèse. Un travail de M. Pécheux, présenté à l'Académie des Sciences, le 25 avril 1904, semble prouver que notre observation n'est pas entièrement juste. En effet les résultats obtenus ont été les suivants :
1° Tous les mélanges renfermant moins de 90 0/0 d'aluminium ont donné au moule trois lingots superposés, séparés par liquation : en bas, du plomb; au dessus, un alliage plomb-aluminium; en haut, de l'aluminium.
La teneur en aluminium du lingot intermédiaire varie de 90 à 97 0/0;
2° Il a pu être préparé des alliages à 93, 95 et 98 0/0 de plomb.
Deville a signalé que certains alliages plomb-aluminium étaient inattaquables par l'eau à 100°; Campbell et Mathews d'une part, Heycock et Neville d'autre part, ont fait quelques recherches sur ces alliages, mais sans apporter grands résultats.
ALLIAGES D'ALUMlftïUM $•&