TÉNACITÉ
1. Voir plu&naut la constitution des alliages antimoine-aluminium.
2. L'auteur de ce brevet aurait mieux fait d'indiquer la valeur réelle de cette résistance.
On fond d'abord l'aluminium avec l'alliage nickel-étain ou cobalt-étain, et on ajoute ensuite le cadmium soit pur, soit allié à de l'étain ou à de l'aluminium.
Les alliages blancs, ainsi obtenus sont durs, résistants à l'écrasement; ils se laissent bien forer, tourner, étirer en fils et polir.
Adderbrocke a breveté un alliage al uminiu m-é tain-nickel cuivre :
Aluminium 92 parties
Nickel 4 —
Étain 3 —
Cuivre i
Le nickel est chauffé à part au rouge blanc, puis additionné d'une partie d'aluminium; les deux métaux se combinent avec incandescence. On ajoute alors le reste de l'aluminium préalablement fondu à part, puis l'alliage contenant l'étain et le cuivre dans la proportion voulue. L'alliage est coulé en lingots que l'on refond pour l'usage. En réduisant la proportion de nickel à 1 1/2 0/0 et l'étain dans le même rapport, on obtient up alliage plus malléable.
Pigeonneau a donné le moyen d'obtenir des alliages légers d'aluminium.
Objet du brevet. — Procédé de préparation d'un certain nombre d'alliages d'aluminium pouvant remplacer ce métal ou pouvant servir à la soudure.
Description. — 1° Alliage formé avec :
Nickel 4 parties
Aluminium 90 —
Fer 1 ou 2 parties
Cet alliage s'obtient à 1.080°. Celui obtenu avec 1 partie de fer est très dur; il se lamine et peut subir un martelage énergique ; il est très malléable et inoxydable; sa dureté est très grande ;
2° Alliage formé avec :
Aluminium 85 parties
Étain 10 —
Nickel 4 —
Ferro-nickel . . ; . . 2 —
Il se travaille à la lime; il est cassant ; 3° Alliage composé de :
Aluminium 85 parties
Étain 15 —
Nickel 2 —
4° Alliage composé de :
Aluminium 90 parties
Étain 10 —
Nickel 3 —
5° Alliage composé de :
Aluminium 90 parties
Étain 10 —
Nickel 4 —
Les trois derniers alliages sont inoxydables, se soudent à
eux-mêmes ou à l'aluminium ou d'autres métaux avec une soudure formée de :
Argent 7 parties
Zinc 7 —
Étain 5 —
pour soudure tendre, ou :
Argent 5 parties
Zinc 8 —
Étain 5 —
pour soudure forte.
M. Spery a donné la composition d'un alliage nommé argent-
aluminium et employé pour certaines parties des machinée à écrire :
Cu 57 0/0
Ni 20 0/0
Zn 20 0/0
Al 3 0/0
On voit que c'est un alliage lourd.
Garl Bery a fait aussi breveter certains alliages qui pourraient présenter quelque intérêt.
On vient de lancer (Bubbel, Electro-Chemical Industryy II, 1904) un nouvel alliage d'aluminium renfermant de 0,4 à 0,7 0/0 de phosphore. Connu sous le nom de météroïle, il donnerait de bons moulages; il possède la même densité que l'aluminium. Il serait utilisé pour la fabrication de fils, qui posséderaient la même conductibilité que le métal pur, mais seraient beaucoup plus résistants aux agents atmosphériques.
M. Richards cite comme le plus dur parmi les alliages légers d'aluminium un alliage quadruple d'aluminium, de cuivre, de nickel et de manganèse.
Enfin l'alliage d'aluminium breveté le plus récemment consiste dans un mélange de :
Al 200
Co 100
Ferro-silicium (?) 200
Ag 75
On fond en présence de 50 parties d'acide silicique. Le produit obtenu sert de matière première pour la préparation d'alliages d'aluminium; les quantités introduites varient avec la dureté que Ton veut obtenir.
CONCLUSIONS
De tous ces brevets extrêmement complexes, de toutes ces compositions dont certaines paraissent des plus fantaisistes, qu'est-ce que l'industrie conservera?
La question est trop récente pour ôtre entièrement résolue, et c'est bien pour cela que nous avons tenu à citer des brevets.
Toutefois des indications assez nettes semblent se dégager des recherches déjà faites; nous pouvons les résumer en disant que, parmi les alliages dits légers, ceux de cuivre et surtout ceux de manganèse semblent les plus intéressants. L'introduction du phosphore dans ces alliages est, de plus, très logique; il y jouera, en effet, le rôle de réducteur, si important vis-àvis d'alliages aussi oxydables.
Quoique les brevets sur ce sujet abondent (nous n'avons cité que les plus caractéristiques), il est certain qu'il reste beaucoup à faire et que le champ des alliages d'aluminium offre encore de nombreuses parties inexplorées dont on saura, sans doute, tirer quelques résultats industriels intéressants, surtout si des recherches scientifiques servent de principal guide.
Le seul but que Ton peut se proposer dans ces alliages légers d'aluminium, c'est l'incorporation à faible dose d'un élément qui améliore autant que possible les propriétés mécaniques, sans augmenter beaucoup la densité. Or, parmi les propriétés mécaniques, il en est une qui est très importante dans l'état actuel de la question de l'emploi de l'aluminium, c'est la facilité de travail. 11 faut pour cela que le métal soit durci. Ceci est obtenu au moyen d'éléments qui entrent en solution dans l'aluminium, tel que le fer, ou qui forment avec lui un eutectique qui, en quantité assez faible, englobe les grains du métal : c'est le cas du cuivre.
Mais le cas de solutions solides semble ôtre le plus intéressant. Car il donne des propriétés mécaniques plus progressives que toute autre constitution.