CHAPITRE XXIX
Au cours de celte longue étude sur les alliages, on trouvera épars de nombreux renseignements sur les alliages de divers métaux. Pour en rendre les recherches faciles, nous rappellerons ici les chapitres dans lesquels il en a été question, et nous dirons en quelques mots les résultats déjà obtenus avec quelques alliages dont nous n'avons pas encore parlé.
Alliages de chrome :
Aciers au chrome, chapitre îv ;
Ferro-chrome, chapitre v ;
€uivre-chrome, chapitre xi;
Aluminium-chrome, chapitre xxi ;
Alliages de tungstène :
Aciers au tungstène, chapitre iv ;
Ferro-tungstène, chapitre v ;
€uivre-tungstène, chapitre îx;
Aluminium-tungstène, chapitre xxi;
Alliages de molybdène :
Aciers au molybdène, chapitre îv ;
Ferro-molybdènes, chapitre v;
Aluminium-molybdène, chapitre xxi.
Quelques alliages molybdène-nickel et molybdène-cobalt ont été étudiés par Sargent [Journal American Chemical Society,
XXII, 783, 1900) ; ils étaient obtenus par réduction des oxydes au four électrique.
Stavenhagen et Schuchard ont pu obtenir une combinaison WMo en réduisant un mélange d'oxydes au four électrique (Bulletin de la Société de Chimie, XXVIII, 518, 1902). Les mêmes savants ont préparé quelques alliages uranium-molybdène par alumino-thermie. Ils ont aussi isolé le composé MoPb.
Alliages de vanadium :
Aciers au vanadium, chapitre îv;
Ferro-vanadium, chapitre v;
Bronzes au vanadium, chapitre vin ;
Laitons au vanadium , chapitre x;
Cupro-vanadium, chapitre xu;
Aluminium-vanadium et étain-vanadium sur lesquels on a peu de données.
M. Hél ouïs a cependant étudié quelques alliages d'aluminium-vanadium.
Un alliage simplement coulé et renfermant 1 0/0 de vanadium aurait donné :
Un alliage de vanadium contenant du cuivre, de l'aluminium et du cobalt aurait fourni :
M. Moissan a préparé de l'aluminium renfermant 0,025 0/0 de vanadium; l'alliage obtenu était très malléable et peu dur.
D'autre part, on a écrit, de différents côtés, que les alliages étain-vanadium donnaient des résultats extrêmement intéressants. Nous ne croyons pas qu'on ait jamais cité d'analyses et d'essais mécaniques appuyant cette opinion.
Alliages de titane. — Nous avons étudié :
Les aciers au titane, chapitre îv;
Les ferro-titanes, chapitre v;
Les alliages d'aluminium et de titane, chapitre xxi ;
Les alliages de manganèse et de titane, chapitre xxvm.
Ce sont là les seuls alliages de titane un peu étudiés.
Alliages d'uranium. — Ces alliages n'ont pas été étudiés; cependant il a été isolé quelques combinaisons métalliques de l'uranium, notamment avec l'aluminium.
Alliages de silicium :
Aciers au silicium, chapitre iv;
Ferro-silicium, chapitre v ;
Silico-spiegel, chapitre v ;
Bronzes au silicium, chapitre vin;
Laitons au silicium, chapitre x;
Cupro-silicium, chapitre xii.
Mais il y a quelques autres alliages de silicium qui ont été étudiés. Nous citerons :
1° Les alliages de silicium et de cobalt étudiés par M. Vigouroux et par M. Lebeau, qui ont pu isoler une série de combinaisons absolument semblables à celles des siliciures de fer: SiCo2, SiCo et Si?Co (Vigouroux, Annales de Chimie et de Physique, 1897, p. 153 ; — et Lebeau, Annales de Chimie et de Physique, octobre 1902);
2° Les alliages de silicium et de chrome, préparés par MM. Lebeau et Figueras, qui ont isolé les combinaisons : SiCr3, SiCV, Si^Cr3 et Si'Cr {Bulletin de la Société chimique de Paris, t. XXIX, 1903).
Il est bon enfin de rappeler que le carborundum est uoe combinaison de silicium et de carbone obtenue au four électrique par M. Moissan, en partant d'un mélange soit de carbone et de silicium, soit de carbone et de silice.
Ce composé de formule SiC est préparé sur une grande échelle en Amérique et en France, aux usines de la Bathie.
Le carborundum est utilisé pour la confection des meules, la fabrication de pâtes à polir, etc. 11 jouit, en effet, d'une très grande dureté.
Depuis quelque temps on cherche, de plus, à utiliser ce pro-
duit en lieu et place des ferro-siliciums. 11 a déjà donné des résultats intéressants.
Alliages de bore :
Aciers au bore, chapitre iv ;
Ferro-bore, chapitre v.
lia été encore étudié un certain nombre deboruresqui n'ont pas d'intérêt industriel.
Alliages de phosphore. — Nous avons étudié :
Les alliages de phosphore et dç. fer au chapitre vi;
Les alliages de phosphore et de cuivre, chapitre xu;
Les alliages de phosphore et d'étain, sur lesquels très peu de recherches ont été faites, au chapitre xin;
Les bronzes et les laitons phosphoreux, aux chapitres vin et x.
Il est à noter que Ton a étudié au point de vue chimique quelques autres phosphures métalliques ; mais ils n'ont aucun intérêt industriel.
Alliages d'arsenic. — Nous avons donné au chapitre xiu les recherches qui ont été faites sur les alliages arsenic-cuivre. C'est la seule étude systématique que nous connaissions sur les alliages d'arsenic. Il est bon, toutefois, de rappeler qu'un grand nombre d'arséniures métalliques ont pu être préparés. Nous citerons l'arséniure de fer FeAs.
En terminant, il ne nous semble pas inutile de rappeler que le four électrique a permis d'isoler un grand nombre de carbures métalliques, dont certains peuvent entrer dans la constitution des produits métallurgiques.