‹ Etude industrielle des alliages métalliques ... TexteChapitre 430 sur 460 · BECHERCHES DE M. SHBPHERD SUR LES ALLIAGES D ALUMINIUM BT DE ZINC · texte numérisé non relu

BECHERCHES DE M. SHBPHERD SUR LES ALLIAGES D ALUMINIUM BT DE ZINC

Shepherd a publié an travail très complet sur les alliages d'aluminium et de zinc [Journal of Physical Chemistry, vol. IX, n° 6, juin, p. 504). Nous donnons le diagramme qu'il a déterminé ; la courbe de fusibilité est celle obtenue précédemment par Heycock et Neville (Journ. Chemic. Soc.y LXX1I, p. 383; 1897), qui diffère un peu de celle de Gautier.

(oetftoiwJbrtUA roo*

At%

Fio. 210. — Diagramme desTalliages aluminium-zinc (Shepherd).

D'après cette courbe, il n'y a que deux phases solides : l'existence de composé défini doit être absolument exclue. Au point de vue microscopique, tous les alliages à plus de 50 0/0 d'aluminium sont homogènes. Pour des teneurs en aluminium inférieures à 60 0/0, on note un eutectique dont la composition correspond à 5 0/0 d'alumi-

ni 11 m. Il faut admettre l'existence d'une solution solide pour les alliages renfermant plus de 50 0/0 d'aluminium. Il existe, de plus, une solution zinc-aluminium dont la teneur en aluminium peut atteindre 4 0/0.

Nous remarquons que ce travail montre à nouveau l'existence de solutions solides que l'on ignorait jusqu'ici. Le cas de l'existence de solutions solides est beaucoup plus fréquent qu'on peut le croire ; les travaux de M. Shepherd, qui sont d'une précision remarquable, auront assurément beaucoup fait pour la vulgarisation de cette idée si importante pour l'industrie. On ne saurait trop en féliciter ce savant.

Recherches de M. Grube sur les alliages magnésium-aluminium. — Le Laboratoire de chimie inorganique de l'Université de Gôttinge, dirigé par M. Tammann, vient de publier une série de mémoires sur les alliages : ces études sont extrêmement minutieuses ; nous regrettons vivement qu'elles nous soient parvenues au dernier moment et que nous n'ayons pu, dece fait, reproduire les diagrammes très intéressants qu'elles renferment.

Nous renvoyons, pour plus amples renseignements, au Zeitschrift fur anorganische chemie.

Dans une étude sur les alliages aluminium-magnésium qui fait partie de ces publications, M. Grube a obtenu des résultats différents de ceux de M. Boudouard. Il n'a pu obtenir qu'une combinaison Al3Mg4,qui serait susceptible de former avec Al des cristaux mixtes.

Pour les alliages renfermant de 5 à 30 0/0 de magnésium, la dureté croît avec la teneur en magnésium ; ils sont formés d'aluminium entouré d'eutectique Al — Al3Mg4.

Les alliages contenant de 35 à 55 0/0 de magnésium sont formés de cristaux mixtes qui sont durs et argentés.

Les alliages renfermant de 55 à 68 0/0 de magnésium sont formés de cristaux Al3Mg4 et de l'eutectique Al3Mg4 — Mg.

L'auteur signale que l'on peut utiliser pour les miroirs métalliques les alliages qui contiennent de 35 à 55 0/0 de magnésium.

Recherches de M. Petrenko sur les alliages argent-aluminium.— Au même laboratoire, M. Petrenko a établi pour les alliages argent-aluminium un diagramme duquel on peut conclure que ces métaux forment entre eux deux combinaisons Ag'Al et Ag3Al.

La première serait susceptible d'exister sous deux formes ; son point de transformation serait de 718°.

Page 1