IL — ÉTUDE INDUSTRIELLE
Il est de toute évidence que le cadre que nous nous sommes assigné ne saurait suffire à une étude même vague de la sidérurgie.
Aussi ne pouvons-nous qu'iodiquer le principe des diverses méthodes d'élaboration des aciers.
Nous nous étendrons davantage sur les propriétés mêmes des alliages fer-carbone et leur utilisation.
FABRICATION
Les méthodes de préparation des alliages de fer et de carbone peuvent se diviser en deux classes principales :
Première classe : Méthode permettant l'obtention directe de l'alliage fer-carbone à basse teneur en carbone (aciers) ;
Deuxième classe: Méthodes dans lesquelles on prépare tout d'abord un alliage fer-carbone à teneur relativement élevée en carbone (fontes) pour l'affiner ensuite ou méthode indirecte.
La seule méthode permettant l'obtention directe d'alliages fer-carbone à basse teneur en carbone, consiste essentiellement à traiter directement le minerai par le charbon, de façon h produire l'alliage à une température inférieure à son point de fusion et dans des conditions telles (proportion de charbon, soufflage, etc.) que le fer ne dissolve pas de carbone.
Dans ces conditions, la scorie se forme au détriment de l'oxyde de fer, et il est nécessaire d'employer un minerai très riche.
Cette méthode n'offre actuellement aucun intérêt industriel, malgré de très nombreux essais faits pour la perfectionner.
La méthode indirecte comprend deux phases bien distinctes :
1° La production de la fonte ou alliage riche en carbone;
2° L'affinage de la fonte.
Cette dernière phase peut se faire par différents procédés que Ton peut ramener h deux classes :
1° Obtention de l'alliage à l'état pâteux :
A. Affinage au bas foyer;
B. Puddlage.
2° Obtention de l'alliage à l'état liquide :
A. Procédé Bessemer : a{) acide; a2) basique;
B. Procédé Siemens-Martin : bx) acide; b.2) basique;