‹ Étude médico-légale sur l'infanticide (volume 4)Chapitre 22 sur 48 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Si importantes que soient les questions qui ont été traitées dans les précédents chapitres, elles ne sont en réalité que préliminaires; et si nécessaires qu'aient été à la démonstration scientifique de l'infanticide les données relatives à l'identité et à la vie du nouveau-né, c'est dans la recherche des causes de la mort que réside le fond même de l'expertise médico-légale, c'est là qu'est la base de la poursuite criminelle.

Le meurtre du nouveau-né, tout comme la mort violente chez l'adulte, s'accomplit dans des conditions très-diverses, et par des procédés, si l'on peut ainsi parler, nombreux et variés. Quelques-uns laissent sur le cadavre des traces si évidentes, que la violence éclate aux yeux de tous. Mais il s'en faut de beaucoup qu'il en soit toujours ainsi : il est des cas dans lesquels aucune marque extérieure ne dénonce le crime, et le genre d'infanticide le plus commun est précisément de ce nombre. De plus, les violences les plus apparentes peuvent elles-mêmes être attribuées aux accidents qui menacent l'enfant durant les difficultés d'une naissance laborieuse, et à son entrée dans la vie. Les appréciations de l'expert rencontrent ici des complications nouvelles, inconnues dans la médecine légale de l'adulte.

Mais ce n'est pas tout encore d'établir chez le nouveau-né les causes de la mort, il faut déterminer les circonstances dans lesquelles il a été tué. Autour de chacun des différents genres de mort violente dont nous étudierons avec soin les caractères viennent se grouper une foule de questions subsidiaires, propres à chaque espèce, et à l'occasion desquelles nous aurons à rechercher les signes à l'aide desquels on

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