‹ Étude médico-légale sur l'infanticide [electronic resource]Chapitre 40 sur 50 · EXAMEN MICROSCOPIQUE · texte numérisé non relu

EXAMEN MICROSCOPIQUE

qu'on trouve à cet âge à la surrace de l'épiderme pliaryngoœsophagien ne permet pas de douter qu'elles ne proviennent de ces organes où elles ont été détachées et entraînées par les premiers mouvements de déglutition.

Examen microscopique des taches formées par l'enduit sébacé; l'épiderme fœtal et leméconium. — NouS SOmmeS

maintenant en mesure d'aborder directement et pratiquement l'étude des caractères spécifiques des taches formées par l'enduit sébacé, par l'épiderme fœtal et par le méconium. Il nous suffira de reprendre à ce point de vue l'examen des taches qui existaient sur les tissus soumis à notre examen dans les deux affaires que nous avons précédemment rapportées. Nous prendrons spécialement pour exemple le second fait, non moins significatif et plus complet que le premier.

Examen des taches que l'on suppose formées par l'enduit '.sébacé et V épiderme fœtal . — Ayant saisi avec des pinces ides lambeaux de pellicules qui adhéraient aux toiles de lia paillasse et du matelas, nous les avons laissé tremper • quelques heures dans des verres de montre contenant de ll'eau. Ils y sont devenus mous, plus transparents, faciles Èà dilacérer.

Portés sous le microscope entre deux lames de verre et (examinés à un grossissement de 500 diamètres, tous se sont I montrés composés de cellules épithéliales pavimenleuses, •semblables à celles de l'épiderme superficiel du corps des I fœtus à terme. Toutes ces cellules étaient imbriquées régu- Uièrement; çà et là on voyait des orifices glandulaires ou ides follicules pileux, reconnaissables par l'imbrication (Concentrique des cellules épithéliales et par les lignes qui Iles circonscrivent. Nous y avons même vu un petit nombre 'de poils du duvet qu'on trouve sur le corps des fœtus et

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parfaitement reconnaissables à leur forme et à leur structure propres.

Les cellules épithéliales étaient minces, aplaties, polygonales à S ou 6 pans, larges en moyenne de 4 à 5 centièmes de millimètre. Leurs bords sont minces, réguliers. La plupart sont peu granuleuses, ou du moins ne renferment que des granulations moléculaires fines, grisâtres. Quelques-unes pourtant sont plus foncées par suite de la présence d'un plus grand nombre de granulations et du plus grand volume de celles-ci. Aucune cellule ne contenait de noyau.

L'acide acétique et la glycérine rendaient les cellules plus pâles, plus transparentes, sans pourtant les dissoudre, et en même temps permettaient de les dissocier plus facilement.

Nous avons, en outre, rencontré, à la surface des lambeaux d'épiderme, des granulations microscopiques de forme et d'aspect divers, que leurs caractères extérieurs et leurs réactions chimiques nous ont fait reconnaître pour des grains de poussière.

De l'examen des caractères de structure ci-dessus comparés aux caractères en tout semblables que présente l'épiderme des fœtus et des nouveau-nés, nous avons conclu que ces pellicules grisâtres étaient formées par de l'épiderme détaché de la surface du corps du nouveau-né, par suite de pression avec frottement entre la paillasse et le matelas, et resté adhérent à chacune des faces de ces objets de literie avec lesquelles il était en contact.

Dans l'examen des taches mêmes qui entouraient les pellicules épidermiques que nous venons de décrire, nous avons rencontré quelques cellules épithéliales un peu plus petites que celles de l'épiderme proprement dit, et se rapprochant beaucoup des caractères offerts par celles du smegma cutané. Mais leur nombre était peu considérable,

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