PAR BREVET D'INVENTION DES DECROTTEURS
A NisMES, département du Gard, an 1838.
Fabrique du très-haut, très-puissant, très-excellent, très-généreux et très-luisant Cirage à la Poire molle; par le citoyen BOCHOZ-HILTON, dit la Poire molle, Ex-Commandant en Chef les deux régimens des Volontaires de la Charte.
PRIX GOURANT, Savoir :
Pour les Prolétaires, 3 sous la boite.
(Une grosse Poire coûte d'avantage.)
La même boite pour les particuliers, 1 fr.
La môme boite pour les Députés de cette Chambre improstitué, 10 fr. avec espoir de diminution si leur conduite future la leur fait mériter.
La même boite pour les très-nobles et puissans Seigneur, les pairs de France, qui se sont vaillamment distingués dans le procèsmonstre» 10 francs : il y en a qui sont payés davantage à ne rien faire.
La même boite pour les Ministres, 40 francs : cela n'est pas aussi cher qu'un Te Deum de 300,000 francs.
La même boîte pour les Princes, très-illustres vainqueurs de la citadelle d'Anvers, de Mascara et de Gonstantine, 100 francs.
La môme boîte pour les Empereurs, les Rois, le Sultan et le Pape, son confrère, au grand rabais 500 fr.
Il est expressément défendu aux entreposeurs de ces précieux produits de la Poire molle, d'en vendre aux assomeurs de la Bastille, aux piqueurs du Pont d'Arcole, aux braves de la rue Transnonin et du faugbourg de Vèse à Lyon, et particulièrement à ces sales, dégoùtans et indécrotables électeurs qui ont nommé ces Députés les jésuites 'du juste-milieu.
Ce Cirage est fait avec le sang et les os des satellites du Congo Visigot et Russes, qui ont été tués en combattant contre les républicains.
Vivre libre de cirer ses souliers, ses bottes et môme ses escarpins avec du Cirage à la Poire molle ou mourir !
Le général Gérard, mvisible les 27 et 28 juillet, reparut le 29, juste à temps pour recevoir son -bâton de maréchal. Oh ! qu'il a admirablement manœuvré, ce sauveur de la patrie, et combien sa courte administration au département de la^ene.lui. fait honneur. Ce grand génie ettrèB-illustre yainqueur de la citadelle d* An vers, reçut une épée d^honneur du juste-milieu Belge, et IBuâhoz-Hilton a rhonneur de lui fabriquer du Cirage pour quMl soit toujours brillant comme un astre.
Grâce au gobe*mouche des Beux-tUfondes avec sa meilleure des républiques, Buchoz-Hilton est dans la mélasse jusqu'au cou, et crèverait de faim sans son C(R\aE a la Poire molle.
Du tems de Charles X on se plaignaint de l'inTâme police du fameux Mangin d'exécrable mémoire, mais elle n*aurait pas arrêté ma voiture à Cirage et Encre à la Poire molle.
Le 8 mars 1833 la police Gisquet a arrêté ma voiture à Cirage et Encre à la Poire molle et lui a rendu les honneurs de la faire escorter par deux fusilliers et deux sergents de ville, à la préfecture, d'où je croyais qu'elle serait transférée au Conservatoire des Arts ou au Muséum.
Ces honneurs sont dus au citoyen Chose qui a daigné jeter un regard favorable sur ma voiture à Cirage et Encre à la 'Poire molle.
Célèbre Gisquet, quand rendras-tu mon Cirage et les Poires molles saisies par ta bande?
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Ce Cirage est fait avec le sang et les os des satellites du Congo Yisigot et Russes, qui ont été tués en combattant contre les républicains.
Vivre libre de cirer ses souliers, ses bottes et môme ses escarpins avec du Cirage à la Poire molle ou mourir !
Le général Gérard, mvisible les 27 et 28 juillet, reparut le 29, juste à temps pour recevoir -son -bâton de maréchal. Oh ! qu'il a admirablement manœuvré, ce sauveur de la patrie, et combien sa courte administratioaau département de la^ene.lui}£aiti honneur. Ce grand génie et>trèB-illuBtre vainqueur de la citadelle d* Anvers, reçut une épée dîhonneurdu juste-milieu Belge, et IBudhoz-Hilton a r honneur de lui fabriquer du Cirage pour qjà?il soit toujours brillant comme un astre.
Grâce au gobe-mouche des Deux^lfondes avec sa meilleure des républiques, Buchoz-Hilton est dans la mélasse jusqu'au cou, et crèverait de faim sans son CiR\aE a la Poire molle.
Du tems de Charles X on se plaignaint de TinTàme police du fameux Mangin d'exécrable mémoire, mais elle n'aurait pas arrêté ma voiture à Cirage et Encre à la Poire molle.
Le 8 mars 1833 la police Gisquet a arrêté ma voiture à Cirage et Encre à la Poire molle et lui a rendu les honneurs de la faire escorter par deux fusilliers et deux sergents de ville, à la préfecture, d'où je croyais qu'elle serait transférée au Conservatoire des Arts ou au Muséum.
Ces honneurs sont dus au citoyen Chose qui a daigné jeter un regard favorable sur ma voiture à Cirage et Encre à la 'Poire molle.
Célèbre Gisquet, quand rendras-tu mon Cirage et les Poires molles saisies par ta bande?
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Taroiiu. — Folie.
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FAC 81M1LE XV. — Imprimé répandu par le meurlner de Monseigneur Sibour, archevêque de Paris, à l'occaiion d'un procès criminel auquel le hasard Savait fait assister aux assises de Melun , et qui fut le point de départ des obsessions dont il poursuivit les Magistrats, et pour lesquelles il fut frappé d'interdiction par l'autorité ecclésiastique. Deux mois plus tard Verger assassinait Varchevéque ; S071 état mental n'a été Vobjet d'aucun examen médico-légal.
Serris, 10 novembre 1850.
Monsieur le Procureur impérial de Melux.
Monsieur le Procureur,
Si j'avais sa espérer, samedi dernier, que M. le président de la séance, dans T affaire Lamy, eût pu, en vertu de son pouvoir discrétionnaire , m'accorder un instant la parole, je me serais avancé au milieu de ces douloureux débats, que vous savez, et j'aurai» tenu le langage suivant :
« Messieurs,
« Au point où vous êtes arrivés, une seule chose maintenant « doit vous préoccuper! Car ne l'oubliez pas : les témoins que vous c avez entendus n'ont môme pas fait allusion au crime que l'on « poursuit; les chimistes se sont prononcés clairement en ce qui « les concerne; les médecins de la localité admettent des symptômes c d'empoisonnement sans traces absolues de substances vénéneuses, c et avouent que la maladie de la femme Lamy dépasse leurs con- « naissances médicales ! la Cour enfin se déclare incompétente pour t juger une mutière toute médicale ; — elle appelle une célébrité « de la capitale ; — elle la fait asseoir sur son tribunal pour pro- « noncer à sa place. — Tout le jugement, Messieurs, tout le poids « de la sentence est donc maintenant dans la bouche de cette « célébrité!
« M. Tardieu seul est le centre du cercle où toutes vos imprest sions doivent converger pour s'empreindre des lumières scienc tifiqucs de sa célébrité, et renvoyer au loin des impressions-
< métamorphoàéeâ en rayons de vérité qai dissiperont les nuages « nébuleax de cette lamentable affaire.
« M. Tardieu est devenu par le fait Vunique juge de toutes les '« recherches de la justice, des débats antérieurs et lu lumière de la « Ck)ur et du Jury.
« Voilà, Messieurs, où doit tendre vatre préoccupation; voilà « Toracle que le DIEU JUSTE vous a ménagé; voilà U lumière à '< la faveur de laquelle vous devez marcher dans ces profondes « ténèbres d*un crime possible, mais jusqu'alors IN8AI8IS- « SABLE!... «
Qu'eussiez-vous dit, M. le Procureur, si cet incident s'était produit au milieu des débats de Samedi?
Je pense que vous auriez été plus modéré et plus circonspect dans votre trop chaleureux langage. Vous n'auriez assurément pas tant méprisé cette magnifique consolation des intelligences : la SCIENCE ! Vous n'auriez pas fait publiquement ce faux raisonnement en soutenant que trois docteurs, peut-être médiocres, sont plus croyables qu un savant consommé et reconnu!
Ah ! Monsieur, que j'en aurais gros sur le cœur si je pouvais me représenter que, pour une parole inconsidérée, j'ai pu déterminer la perte d'un homme innocent (au moins du crime d'empoisonnement) ; d'une famille recommandable par ses services publics, et plus qu'honorable à Vincennes (Seine) !
Non, monsieur le Procureur, pour des affaires de cette gravité, je n'hésite jamais à dire franchement, sincèrement ma pensée.
Maintenant que tout est uni, que vous êtes rentré dans le silence de votre conscience, ah ! je vous en prie, examinez, pesez encore ce que vous avez pu être dans la fatale décision de Samedi, et si, devant Dieu, vous avez seulement un DOUTE, vous le savez, monsieur le Procureur, il n'y a pas de déshonneur à revenir de ses impressions, trop souvent trompeuses, d'un oubli, d'une erreur
Vous êtes bon ; l'opinion publique vous couronne de grandeur et de loyauté; vous êtes puissant !...
Salisfaction donc à Dieu, à votre conscience, à Lamy, à la mé-
moire de sa femme, à sa famille éplorée, à la société, à Melun, au Département, au Barreau, à M. Tardieu, à M« Nogent de Saint-Laurens, aux hommes intelligents, à moi enfin, qui me suis senti si vivement blessé en voyant la SOUVERAINE VÉRITÉ de Dieu si méconnue en cette solennelle circonstance.
Si vous vouliez m'honorer d'une prompte réponse; me dire clairement ce que vous pensez faire ou ne pas faire à l'égard de Lamy; j'ai Thonneur de vous dire, monsieur le Procureur, que je mettrai tout en œuvre pour anéantir un petit travail que je me crois consciencieusement obligé de produire publiquement.
J'ai l'honneur d'être ,
Monsieur le Procureur, . Votre très-humble et tout dévoué serviteur,
L'abbé L. VERGER, Curé de Sebris.