PAR IMPRUDENCE, NÉGLIGENCE OV TRANSMISSION CONTAGIEUSE
CompreuaDl l'histoire méJlca-légile de la sjphilis et de ses dirers mojens de treosmissioa Par Ambroise TARDIEU
Professeur de médecine légale à la Faculté de médecine de Paris
1 vol, in-8, 288 pages 4 fr.
Les expertises mc'dico-légales, soit en matière criminelle, soit en matière civile, auxquelles peuvent donner lieu les procès suscités à l'occasion de maladies accidentellement ou involontairement provoquées, peuvent loucher aux sujets les plus variés et présenter des diflicultés d'une nature toutes spéciale. M. Tardieu ne pouvait avoir et n'a pas eu la prétention de résoudre tous les problèmes qui peuvent être proposés à l'expert dans les faits qui rentrent dans le cadre de cette monographie, mais il e>t le premier qui les ait groupés méthodiquement, de manière à fournir au médecin, dans chaque cas particulier, des points de repère et des préceptes pratiques.
Les maladies accidentellement ou involontairement provoquées lui paraissent pouvoir se rapporter à cinq ordres de faits que nous allons passer en revue avec lui; ajoutons qu'il a omis intentionnellement de parler des faits qui touchent à la responsabilité médicale, faits qui doivent être envisagés à un point de vue complètement distinct, mais que certains points de cette étude n'ont pu moins faire que d'effleurer,
L — Maladies provenajit des denrées alimentaires viciées, altérées ou falsifiées. — Tout le monde sait que les aliments de mauvaise qualité, tels que les viandes corrompue?, coquillages ou poissons gâtés, boissons frelatées, peuvent déterminer des troubles plus ou moins graves dans la sauté ; mais l'expert auquel on demande de montrer pour ainsi dire l'agent morbide qui aura causé ces troubles S( ra souvent au\ prises avec des difficultés pre.que insolubles, les lésions nécroscopiques n'ayant rien de palho^nomonique et l'analyse chimique n'ayant presque jamais isolé le principe actif de ces poisons engendrés dans lessubstaiices pdrfaitement inoffensives sous des influences qu on ne peut déterminer le [dus souvent avec certitude.
II. — Empoisonhements ou asphyxies accidentelles. — Rien de plus fréquent que les asphixies dues à des appareils de chauffage mal établis; M. Tardieu glisse sur ce sujet assez connu, mais reproduit en détail une observation déjà souvent citée dans les ouvrages de niédecino légale : c'est celle des époux Drioton, morts asphyxiés par la carbonisation lente des poutres qui soutenaient le plancher de leur chambre. La question des asphyxies par vapeurs nitreuses est plus neuve; il s'agit de cas heureusement rares, mais d'une gravite extrême et qui peuvent faire peser une grande responsabilité sur certains industriels.
Les empoisonnements accidentels par les substances employées, soit dans les usages domestiques, soit dans l'industrie, peuvent donner lieu à des procès en responsabilité où l'expertise médico-légale aura un rôle prépondérant, mais sans indication spéciale. L'auteur donne en exemple un cas d'empoisonnement arsénicalprofessionnel, où un patron et un ouvrier embaucheur ont été reconnus responsables des effets nuisibles de la substance fournie par eux à des ouvriers, alors même que ces derniers avaient été prévenus du danger du travail qu'on leur confiait.
Enfin signalons à la fin de ce chapitre un paragraphe court et substantiel que plusieurs de nos lecteurs feront bien de consulter; ils y verront qu'une jurisprudence récente tend à assimuler, jusqu'à un certain point, à l'homicide par imprudence le fait d'avoir remis ou laisser prendre à un individu toute substance nuisible, poison ou autre, avec laquelle il se serait donné la mort.
III, — Erreurs dans la prescription ou i' admitustration des remèdes. — Ce court chapitre porte sur des faits vulgaires. Signalons pourtant, dans le paragraphe relatif aux dangers des traitements empiriques, une très curieuse observation de maladie nerveuse consécutive à des passes magnétiques exercées sur un enfant de treize ans. Le tribunal correctionnel de Douai a con-
ENVOI FRANCO CONTRE UN MANDAT SUR LA POSTE
damné l'auteur de ces manœuvres à une amende et à des dommages-intérêts assez élevés.
IV. — Mal'idies contagieiaei transmises des animaux à l'hooime. — Il est très fréquent de voir des propriétaires d'animaux domestiques condamnés comme respnnsatiles de blessures ou d'accidents arrivés par le fait de leurs bétes; mais M. Tardieu assure que ce n'est que rarement et récemment que la justice tend à étendre le même principe aux affections contagieuses, t'iles que le charbon, la morve, le farcin et la rage. L'appréciation de ces ras n'est pas toujours facile; tantôt, comme dans le premier fait de ce chapitre, l'expeit auquel on demande de rattacher à sa cau^^e une affection offrant certains caractères fiircino- morveux est appelé, après la mort du sujet, à se baserl uniquem''nt sur des dépositions mé licales contradictoires; tantôt on ne peut, déterminer la vraie cause d'un cas de rage (3' obsefvation-( Une morsure antérieure n'est pas un élément suftisant, si elle a été faite à une époque trop reculée et surtout si l'animal est resté bien portant.
V. — Ma'a'/ifs contagieuses communiquées pnr un individu à un autre {syphilis). — M. Tardieu a construit à |ieu près complètement l'histoire médicolégale de la syphilis avec des matériaux empruntés à l'école de r\ntiquaille.
Des documents si riches à cette source, il a su extraire des préceptes précieux qu'on ne saurait trop recommander au médecin expert ou iraitant appelé a donner son avis dans les cas de syphilis transmises, soit par rapports sexuels, soit par allaitement, soit par contact ou inoculation accidentele.
L'observation qui termine celte élude intéressante n'est pas la moins profitable et fournit un exemple de la manière dont les tribunaux ont parfois apprécié certaines opérations dont le but thérapeutique ne leur a pas paru suffisamment justifie. H. C. Union médicale, 1^ nov. ISTS.
ETLDE MÉDICO-LÉGALE SLIl LES BLESSLUES
comprenant LES BLESSURES EN GÉNÉML ET LES BLESSURES PAR IMPRUDENCE
LES CODPS ET l'hOMICIDE INVOLONTAIRE Par Ambroise TARDIEU
Professeur de médecine légale à la Faculté de médecine de Paris. 1 vol. in-8, 475 pages G fr.
ÉTUnE MÉDICO-LÉGALE ET CLINIQUE
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Par Ambroise TARDIEU
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