‹ Étude médico-légale sur les blessuresChapitre 19 sur 72 · Roescli, Loco cil., p · texte numérisé non relu

Roescli, Loco cil., p

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la signitication peut être résumée par la proposition suivante : si l'ivresse est la cause déterminante des lésions cérébrales et pulmonaires qui entraînent la mort, il faut, avec toute la réserve que doit toujours observer l'expert, faire la part de la lutte violente, de la rixe, de l'émotion, de la colère et parfois de la température froide non étrangères à la production de l'apoplexie chez les ivrognes que l'on trouve blessés et morts sur la voie publique.

§ 3 . — CONDITIONS GÉNÉRALES QUI PEUVENT INFLUER DIRECTE- MENT OU INDIRECTEMENT SUR LES CONSÉQUENCES DES BLESSURES.

Personne n'ignore que certaines conditions générales, telles que celles de climat, de saison, peuvent influer d'une manière plus ou moins directe sur les conséquences des blessures. Mais elles seront bien rarement de nature à tenir place dans l'appréciation médico-légale à laquelle donneront lieu les faits de coups et blessures.

Il en est une, au contraire, qui doit d'autant plus fixer l'attention de l'expert, qu'elle est plus délicate à prouver : c'est celle qui résulte du traitement suivi ou du défaut de ■soins.

Il est incontestable et incontesté que toute blessure peut avoir, indépendamment de sa nature, des suites très-difierentes, suivant qu'elle aura été bien ou mal soignée ou abandonnée à elle-même.

Mais qui ne voit combien le rôle du médecin légiste devient ici difficile. Il doit avant tout se tenir sévèrement dans les limites de sa mission; et en tenant compte des circonstances personnelles dans lesquelles a pu se trouver le blessé, de la liberté d'action qui appartient à l'homme de l'art aux soins duquel il est confié, il ne pourra cependant se dispenser d'apprécier la mesure dans laquelle le défaut de soins ou l'inobservation des règles, le plus généralement admises, ont pu influer sur la marche, la terminaison et les conséquences d'une blessure.

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