INTRODUCTION
sont à leur suite (;ui. 310), et môme, dans le eus exceptionnel prévu par l'article 310, sur la nature de Foi-gane l6sé. Ce sont là, comme il est facile de le voir, autant de circonstances (]ui appartiennent essentiellement et exclusivement à l'expertise médico-légale ; et c'est en vue de cette expertise, en nous efforçant d'en fixer les principes et d'en faire comprendre les conditions variées, que nous allons étudier les nlessures.
Nous ne suivrons pas l'exemple des auteurs qui ont cru devoir présenter une classification dogmatique des blessures. Loin de servir à en rendre l'histoire plus claire et l'étude plus facile, ces tentatives ne sont qu'une complication inutile.
Si, en effet, on classe les blessures d'après leur nature ou sièges on sacrifie la médecine légale au point de vue pui'ement chirurgical.
Si on les divise en légères ou simples, graves ou mortelles, on circonscrit la question médico-légale elle-même à un point particulier de l'histoire des blessures, c'est-à-dire à leurs conséquences, et l'on néglige tous les autres qui ont dans la pratique, ainsi que nous le montrerons, une importan ce souvent très- supérieure.
Il nous paraît infiniment plus simple et plus sûr de prendre, pour base de l'étude des coups et blessures, l'objet de la mission de l'expert, défini par les termes mêmes dont se sert le magistrat qui fait appel à ses lumières, en le chargeant :
1" De visiter le blessé et de reconnaître l'état où il se trouve ;
2" De constater la nature des blessures; 3" Leurs causes ;
4° Les conséquences qu'elles pourront avoir; ou, en cas de mort, de procéder à l'examen du cadavre, déterminer les causes de la mort, et dire si elle est la suite des blessures;
6", D'étabHr les circonstances dans lesquelles les coups ont été portés.
A chacun de ces divers objets se rapportent des questions . médico-légales nombreuses que nous passerons successive- ' ment eu revuf.