Journal de physiologie, t VIII, p
devient immobile; la faculté visuelle est abolie. A cette époque, les douleurs du crâne redoublent et s’accompagnent d’accès épileptiformes, de plus en plus fréquents; ces douleurs sont telles, qu’on est obligé de comprimer la tête de la malade pour la soulager. Cettefemme vomit souvent; elle éprouve un besoin continuel de prendre des aliments; son embonpoint devient excessif; enfin, elle meurt au milieu d’une crise épileptique. A l’ouverture du cadavre, on observe une forte injection des vaisseaux du cerveau et une densité plus grande dans la substance de cet organe ; la portion postérieure de seslobespréscntedes tubercules durs et comme squirrheux ; ses ventricules latéraux contiennent un litre de sérosité limpide, sérosité qu’on rencontre encore dans le ventricule moyen, et jusque dans le calamus scriptorius. Une grosse hydatide enveloppe l’entre-croisement des nerfs optiques; le kyste qui la forme présente des points durs et rougeâtres; l’humeur qu’elle contient est jaune et gélatineuse. Les nerfs optiques sont comme atrophiés, au-devant de cette désorganisation. Le cervelet, lesorganes thoraciqueset abdominaux sont sains
§ 111. — Amaurose due aux tumeurs de la fosse postérieure du crâne.
La fosse postérieure du crâne est très-grande ; elle loge tout le cervelet, et la protubérance annulaire.
Des tumeurs peuvent se développer dans cette grande excavation et occasionner la compression de l’encéphale. Mais ces néoplasmes ne peuvent amener une cécité que lorsqu’ils sont implantés sur l’apophyse basilaire et au sommet du rocher.