‹ Etude optique de la quinine et de ses selsChapitre 13 sur 54 · APPAREILS PRODUCTEURS $. DE LUMIERE POLARISEE · texte numérisé non relu

APPAREILS PRODUCTEURS $. DE LUMIERE POLARISEE

Ces appareils ont été considérablement perfectionnés depuis les miroirs disposés sous lPincidence brewstérienne et le biréfringent des premiers polarimètres construits par Bior. Pendant longtemps, les polarimètres furent basés sur l'emploi des nicols qui figurent d’ailleurs encore aujourd’hui dans la plupart des appareïls d’usage courant. On sait qu’un nicol est obtenu à partir d’un rhomboëdre naturel de spath convenablement taillé. Le cristal est scié suivant un plan déterminé, puis les deux faces sont recolléés avec du baume de Canada de facon à éliminer le rayon ordinaire produit par la double réfraction dans le spath. L'appareil fournit ainsi un rayon (issu du rayon extraordinaire), parallèle à. 1a direction du ravon incident, entièrement polarisé, et contenu dans le.plan de section principale défini par les directions des arêtes latérales et de l’axe optique. Un polarimètre peut, dès lors, être constitué par deux nicols disposés à la suite l’un de l’autre, le pre: mier recevant de la lumière naturelle. Si les sections principales des deux prismes sont parallèles, il Y a maximum d’éclairement à la sortie du deuxième prisme : il y a extinction complète dans le cas où les sections principales sont perpendiculaires, les nicols sont dits alors, croisés.

Chacun des rayons qui traverse un nicol est re risé rectilignement, mais les vibrations correspon-

dant aux différents rayons n’ont pas la même orientation. Aussi, lorsqu'on examine, à travers une lu. pette, un faisceau ayant traversé deux polariseurs identiques dont les sections principales sont perpendiculaires, on constaté qué le champ paraît traversé par une frange noire, orientée à 45° des sections principales. La formation de cette frange a été expliquée par LippicH, et l’on peut vérifier qu’il faut tourner Panalyseur de 1/2 degré pour éteindre successivement tous les points du champ. On est, dès lors, dans l’impossibilité de faire des mesures précises autrement qu’en pointant la position de la frange noire. Mais ce pointé est difficile parce qu’il ne s’agit pas d’une raie noire à bords nets ; il y a, au contraire, rétablissement graduel de la lumière à partir du centre obscur du champ ; de plus, il est impossible de rendre au champ son aspect initial par une rotation convenable de l’analyseur lorsqu'on interpose entre les nicols une substance douée de pouvoir rotatoire. (En réalité, lorsqu'on emploie des nicols dans les mesures polarimétriques, on utilise des appareils à pénombre dans lesquels la frange noire est en dehors du champ). Les inconvénients que comporte emploi des nicols disparaissent en même temps que la frange noire si l’on emploie des polariseurs à champ normal à l'intérieur desquels le rayon moyen est normal à l'axe optique du spath ; les vibrations ont alors même direction en tous les points du champ. Deux polariseurs à champ normal disposés à 90° l'un de l’autre donnent une extinction compléte dans tout le champ et cette extinction peut toujours étre rétablie par. rotation de l’analyseur après interposition d’une substancé douée de pouvoir rotatoire. Les premiers prismes à champ normal] ont été construits par THOMPSON (3), l'axe y était

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dans le plan de coupe mais les faces terminales étaient obliques. Ces prismes produisaient encore une déviation du faisceau ; aussi emploie-t-on de préférence aujourd’hui les prismes de GLAN (3) et de GLAZEBROOK (3), dont les faces d’entrée et de sortie sont normales au rayon moyen et contiennent Paxe optique, celui-ci est le plus souvent parallèle à l'intersection de la face d’entrée et de la face de jonction ; le rayon moyen n’est alors pas dévié. Dans les primes de GLAN, les deux moitiés du nicol sont séparées par une mince couche d’air, GLAZE- BROOK les réunit, au contraire, par une couche de baume de Canada. Ces prismes à champ normal sont aujourd’hui les seuls utilisés dans les polarimètres de précision ; ils fournissent, en effet, des extinctions parfaites et simultanées en tous les points du champ et cela, quel que soit l’éclat de la source.

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