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CHAPITRE II

RESULTATS EXPERIMENTAUX

EXAMEN DES SOLUTIONS DE pH 2

La fluorescence des corps dépendant de l'acidité du milieu dans lequel ils sont dissous, il est indispensable, dans l’étude comparative de différents sels, d’opérer toujours au même pH. Plusieurs auteurs ont d’autre part vérifié que la fluorescence des solutions de sels de quinine est exaltée lorsque la réaction devient plus acide. Nous avons dès lors effectué une première série de mesures avec des solutions diluées de sels de quinine ramenés à pH 2.

Ce pH constant est réalisé par emploi d’acide sulfurique N/100 dans lequel on introduit des quantités très faibles de solutions diluées de sels de quinine (L’addition de traces de ces composés ne modifie pas sensiblement le pH initial de l'acide sulfurique).

Nous avons examiné successivement le sulfate, le chlorhydrate, le bromhydrate neutres et le formiaite

basique purs de la maison Adrian dont la teneur en quinine a été préalablement déterminée par un dosage pondéral (voir page 36).

Les différentes dilutions ont été obtenues suivant la même technique. On prépare pour chaque sel une solution mère contenant un gramme de composé pour 10 centimètres cubes d’eau. Les solutions examinées sont finalement obtenues en portant dans un ballon jaugé, cinq, dix, quinze et vingt gouttes de la solution mère prélevée au moyen d’une pipette ; ‘on complète à 100 cc. avec de l’acide sulfurique N/100, on mélange et on filtre suivant la technique ci-dessus indiquée. Le poids de la goutte donnée par la pipette que nous avons utilisée est de 0,029 gramme.

En interposant une cuve de sulfate de quinine sur le faisceau primaire, on mesure le facteur de dépolarisation e d’une telle solution, puis, laissant passer les radiations excitatrices de la fluorescence, on obtient pour celui-ci une valeur + supérieure à +. En désignant par 2 F la fluorescence totale de la solution, nous avons vu (que :

Or cette fluorescence 2 F n’est pas attribuable seulement à la quinine ; elle provient en partie de l’acide sulfurique N/100. Dans les solutions diluées, les propriétés étant généralement additives, nous avons admis que la fluorescence 2 F observée est la somme des fluorescences dues à la quinine d’une part, et à la solution sulfurique d'autre part. Soit 2 f la fluorescence due à SO#H2 N/100, 2 £ celle due à la quinine, on a :

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