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RESUME ET CONCLUSIONS

Nous avons, dans la première partie de ce travail repris l’étude polarimétrique de la quinine et de ses sels. Cette étude a été faite suivant les techniques modernes, et en utilisant des appareils donnant une précision beaucoup plus grande que le polarimètre de

LAURENT presque universellement employé jusqu’à ces dernières années. Abandonnant de plus les mesures de pouvoirs rotatoires avec la seule raie jaune du sodium, nous avons entrepris de déterminer les pouvoirs rotatoires des sels de quinine pour les lon- “gueurs d'onde aujourd’hui couramment adoptées

Ou 579, Ou, 546, Ou, 436.

La . . . + Nous avons ainsi pu vérifier les faits suivants

1°) Dans chaque catégorie de sels : basiques ou neutres, seule, la teneur du sel en quinine influe sur les valeurs de ses pouvoirs rotatoires spécifiques pour les différentes longueurs d’onde.

2°) À teneur égale en quinine base, un sel neutre a des pouvoirs rotatoires spécifiques plus élevés que ceux correspondant d’un sel basique. Les diverses solutions ayant été obtenues dans les mêmes condi-

tions, seule peut intervenir ici l’action du pH. Cette influence a déjà été soulignée par Mlle LiQuIER et M. Ch. Lapr. Le pH des solutions aqueuses de sels de quinine est, en effet, le même pour tous les sels basiques examinés, et égal à 6,5, pour les sels neutres dans les mêmes,conditions il est de 3,6.

Nous avons, pour chacun des sels, calculé le pouvoir rotatoire spécifique correspondant de la quinine base. Nous avons trouvé, pour les solutions à pH 6,5 et quel que soit le sel considéré, les valeurs

Calosre = —188°7 [alosas = —217°4 [alias = —427°

pour pH 5,6 les valeurs

Lalossro = —298°3 Taloxssg = —352°25 [along = —804°3 valeurs qui montrent nettement que les pouvoirs rotatoires spécifiques de la quinine augmentent quand le pH de la solution examinée diminue. Nos résultats vérifient d’ailleurs d’une façon plus précise, les déterminations de Mile LiquiEr et de M. Ch. Lapr, et se placent sur les courbes [x] = f(pH) de ces auteurs. Nous avons ensuite vérifié, par application de la DSi - te quinine ont une dispersion normale simple. Les droi-

: — f (2) correspondant aux sels de quinine, U

se groupent en deux faisceaux dont les sommets respectifs se trouvent sur l’axe des abscisses. L’un de ces faisceaux étant formé de droites se rapportant aux sels neutres, l’autre de celles se rapportant aux sels basiques, on voit que le X, de la formule de Druü- DE reste identique pour tous les sels neutres d’une part, pour tous les sels basiques d’autre part, les valeurs de ces , étant 0,104 pour les sels neutres, de 0,074 pour les sels basiques.

- formule de DRUDE @ - 22%) que les sels de,

tes

ÉENpaatee

Dès lors, pour chaque catégorie de sels, la constante À de la formule de DRUDE est une caractéristique du sel dont la dispersion est ainsi déterminée par À, commun à tous les sels du même groupe et par À; Or, il existe une relation simple entre la teneur en quinine d’un sel et sa constante As, Soit Aq la constante À de la quinine base au pH considéré, on a: ANT 2e D p étant le poids de quinine contenu dans un gramme du sel. La constante Aq est pour pH 6,5 égale à 48,59, pour pH 3,6 égale à 68,35.

La formule As — Aq X p peut être utilisée en vue d’un dosage polarimétrique de la base active dans un sel de quinine. Le poids p peut être connu d’après cette méthode avec une approximation de 3 %.

Enfin, les rapports de dispersion distinguent encore les sels neutres et basiques, c’est-à-dire les sels de quinine à pH différent ; ce sont des caractéristiques de la base active pour chaque pH. Grâce à la cons-

Lo»579 ETES nn — nous avons

æ À 5579)? — 2 retrouvé les valeurs de 22 pour les sels basiques et neutres, soit 0,074 et 0,104. Les valeurs des pouvoirs rotatoires spécifiques de la quinine et la dispersion rotatoire de cette base dépendent étroitement du pH de la solution examinée. Les sels de quinine ont le même 22 de la formule de DRUDE, et mêmes rapports de dispersion lorsqu'ils sont examinés en solution au même pH ; ces constantes sont alors caractéris-

truction des droites

tiques de la base active au pH considéré.

Grâce à une méthode dérivée de la mesure du facteur de dépolarisation de la lumière diffusée, nous avons pu évaluer la fluorescence relative des solu-

STARS tions très diluées de sels de quinine. Des examens

faits en solution acide , nous avons pu conclure

qu’à pH-? toutes choses restant égales, la fluorescence d’un sel. de quinine est pour de très faibles concentration (8 X 10-° à 50 X10-° grammes au centimètre cube) proportionnelle à la teneur en quinine de la solution, et cela, quelle que soit la nature du sel considéré. Il semble que, dans ce cas, l’on puisse parler du pouvoir fluorescent spécifique de l'ion qui- À nine, mais, pour l’évaluer, il faut opérer dans des conditions expérimentales bien définies.

Nous avons étendu nos expériences à des oi à pH 3, ce qui nous a permis de souligner ici encore l'influence prépondérante du pH lors de l’appréciation des propriétés optiques de la quinine. En effet, la fluorescence, non seulement est plus faible à pH 3 qu'à pH 2 maïs la variation de la fluorescence avec la concentration n’est pas régie par la même loi. Elle est, en effet, à pH 8 liée à la concentration par une fonction exponentielle.

Au point de vue effet Raman, il nous a été très difficile de déceler quelques raies. Nos résultats présentent cependant un certain intérêt, car ils montrent qu'il est possible, dans des conditions expérimentales spéciales d'obtenir le spectre Raman d’un corps très fluorescent. Enfin, nos expériences sur l’hydrate de quinine en solution alcoolique, semblent confirmer les hypothèses de M. Ch. LaPr, sur la solvatation de la quinine en solution dans l'alcool. Nous n’avons pu, en effet, avec cette solution, déceler aucune raie Raman, pas plus celles du solvant que celle du corps dissous. La particule quinine-alcool paraît se comporter comme un bloc rigide dans lequel les vibra-

D. 4 di, Ch” dé

Rs hé got 2 LA tés ÉNEPtr:

is —

tions atomiques de la particule diffusante sont très fortement diminuées. Ce fait est à rapprocher de celui observé avec le sol de Sio. Alors que le quartz

‘ donne des raies Raman, le sol de Si0? n’en donne

pas (Æ. CaNaLS) ; la particule diffusante n'étant plus dans ce dernier cas la molécule, mais bien la micelle

considérée habituellement comme une agglomération de molécules,

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