‹ Étude Pathogénique et Sémiologique de la Valeur CliniqueChapitre 15 sur 31 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Chûte du premier étage, — Hémorrhagie intestinale.

Mort au huitième jour. — Pas d’indicanurie. .

AÀ..., trente-huit ans, maçon, tombé de huit mètres de haut. — Signes de commotion médullaire (paraplégie, incontinence d'urine et de matières fécales).

Durant cinq jours (les trois, quatre, cinq, six et septième jours après l'accident) nous cherchons l’indican. Les réactions de Baumann et de Jaffé en révèlent bien la présence d’une certaine quantité, mais si petite, que le chloroforme est à peine lernté.

Lé septième jour survient une hémorrhagie intestinale tardive, due probablement à la chute d'une escharre, déterminée par une large ecchymose intestinale, et le malade meurt sans que jamais nous ayons constaté, dans les urines ou les matières fécales, une quantité anormale d’indican. Bien plus, les selles n'étaient pas fétides comme dans le second cas que nous relatons.

Elles étaient de coloration normale, leur consistance, leurs caractères macroscopiques ne révélaient rien de particulier.

RÉFLEXIONS. — On comprend que, dans ce cas, l’indican n'ait pas été constaté dans les urines. D'ailleurs, nous l’aurions rencontré, que nous eussions été très embarrassé pour en expliquer sa présence, puisqu'il y avarf rncontinence des matières fécales.

Il se pourrait très bien, qu'il se passât dans l'intestin ce qui se passe au niveau des membres, que cette incontinence, due à une paralysie sphinctérienne, soit occasionnée par un

état d’excitation de la couche musculaire; peut-être une contracture, un état de flaccidité spéciale survenant après le huitième ou le dixième jour, la stase stercorale se serait-elle produite. C’est une recherche à faire dans un autre cas semblable ou encore dans un cas de myélit dorsale.

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