‹ Étude Pathogénique et Sémiologique de la Valeur CliniqueChapitre 4 sur 31 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

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he. tout temps, la AL a été réputée pour | es empiriques, il n'est guère d'arrondissement un ri A ae ne es dE sien, et, quoi

4 tent re et respectés.

, Cest même là un des côtés les plus pittoresques

: 4 ce pays, qui, s’il a fourni, et largement, sa part É de grands hommes au Monde médical, compte, à s côté des Jobert, des Broussais, des annee une & ose série de célébrités locales, complètement # indépendantes de la Faculté.

Actuellement encore, au point de vue de leurs À on peut fe diviser en deux grandes classes : les Chirurgiens et les Médecins. Les Chi- 7 rurgiens comprennent eux-mêmes deux catégories : les Rebouteux, guérisseurs nés de toute entorse, an ou fracture; ce sont les plus célèbres, ceux

de

dont les cures merveilleuses, racontées par les gens du pays étonnent et stupéfient les étrangers.

En deuxième rang arrivent ceux qui remettent en place l'estomac quand il est fombé, chose admise par la clientèle, dans de nombreux cas de dyspepsie rebelle.

Ces deux spécialités sont nettement distinctes, et, il n’est pas d'exemple qu’un même individu ait rempli les deux fonctions à la fois.

La Médecine est non moins bien partagée, et elle comprend aussi deux sortes de praticiens : les uns fabriquent des onguents, véritables panacées universelles, guérissant depuis le panaris jusqu’au cancer; les autres traitent exclusivement leurs malades d’après l'examen des urines, et, c'est sur ces derniers que nous désirons attirer l'attention.

Comment, et par quels moyens inconnus, ces empiriques arrivent-ils à un diagnostic, si tant est qu'ils y arrivent ? Mystère ! Toujours est-il que, dans certaines localités, dès qu’un paysan se trouve malade, vite il remplit une petite bouteille et la fait porter à examiner. Si le malade guérit par les seules forces de la nature, on en rapporte tout le mérite au praticien. Meurt-il, c’est qu'il était trop tard pour le sauver, et toutle monde se console, et la bouteille

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accomplira de nouveau son pèlerinage à la prochaine maladie.

Nous avons seulement parlé de la Bretagne, parce que, originaire de ce pays, nous le connaissons mieux que les autres parties de la France. Mais, dans les divers remplacements que nous avons faits, dans le Nord 1894-95, dans la Nièvre 1895-96, nous avons pu nous convaincre, que pour y être moins général, le fait n’en existait pas moins.

Ainsi, nous voyons des individus, complètement illettrés, la plupart ne savent ni lire ni écrire, examiner les urines et prétendre, par ce seul moyen, diagnostiquer toute maladie. Cette idée, que la science moderne devait reconnaître exacte en partie appartient donc depuis longtemps au domaine de lempirisme, et le bon sens populaire a montré la voie aux savants. |

Comme beaucoup d’autres méthodes, ayant même origine, celle-ci est passée dans le domaine scientifique où elle occupe une place de jour en jour plus importante. Et, actuellement, sans attribuer à cette pratique tout l'intérêt que lui prêtent ceux pour qui elle résume toute la médecine, la Faculté enseigne que tout médecin doit savoir analyser les urines, et, mettre à profit les renseignements que lui fournit

cet examen, pour le diagnostic, le pronostic et le traitement de nombreuses maladies.

Depuis quelques années, peu de questions ont été aussi fouillées que celle-là. La chimie, la physique ont été mises à contribution. Les réactifs permettent au médecin de reconnaître l’albumine, le sucre, les sels, l’indican, etc...; dans le champ du microscope, son œil voit passer les microbes, les cellules, les cylindres, et tous ces infiniment petits que nos anciens ignoraient.

S'appuyant sur l'observation rigoureuse des faits, sur l’expérimentatiou méthodique, des travaux remarquables ont été publiés à ce sujet. Pour n’en citer que quelques-uns, nous dirons ceux de Bourgoin, Lecorché, Harley, Senator et, les plus récents, ceux de Pasteur, de MM. Pouchet, Hayem, Méhu, Robin et Béchamp. La liste en serait longue à énumérer, aussi la limitons-nous aux œuvres marquantes; cependant, qu'on nous permette d’ajouter ici les noms de nos amis, les Docteurs Tahier et Fourmeaux, dont les travaux consciencieux ont été l'objet de distinctions méritées.

Et pourtant, il reste encore à faire, en cette voie largement frayée par nos devanciers. Dans le cours de nos études médicales, notre attention ayant été attirée sur un point encore assez obscur de cette

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