‹ Étude rationelle et expérimentale sur le rôle de la pression atmosphérique dans le mécanisme de l'articulation coxo-fémoraleChapitre 7 sur 17 · AG · texte numérisé non relu

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composantes, soit -t-r =: 24.

L'inspection de la figure nous montre que l'intensité de la résultante AD surpasse de très-peu celle de la force AB, et que l'angle formé D AB est très-petit. Cette intensité et cet angle peuvent être calculés exactement (1). L'angle obtenu est de T 19' 41".

La résultante AD est un peu inférieure à la somme des composantes AB -f AG. Mais la composante AGest ellemême trop petite. En efïet,^ l'échancrure ischio-pubienne au lieu d'être projetée obliquement sur le plan de la fig. 5, aurait dû l'être sur un plan parallèle, c'est-à-dire sur celui perpendiculaire au diamètre TV (fig. 6), T représentant le centre de l'échancrure. La projection vraie aurait une étendue plus considérable et la valeur de 36 millimètres carrés donnée à la superficie des deux triangles AP, AQ (fig, 5) est trop petite. Il en sera de même de la résultante AD (fig. 3). Nous pouvons donc augmenter d'une faible quantité, la valeur de cette résultante et la considérer comme égale à la somme des deux composantes A B -f A G. Considérant la valeur de le composante A G, trouvée égale à 36 millimètres carrés, comme constante, nous obtiendrons! la totalité de la surface présentée par l'arrière-fond de la cavité cotyloïde à l'influence de la pression atmosphérique, si nous ajoutons cette constante à la superficie de Pellipse déjà obtenue. Les résultats sont indiqués par la colonne 6 du tableau IL

Quant à la quantité, dont la véritable valeur de la composante A G augmenterait l'angle DAB (fig. 3), elle est très-faible et peut être négligée.

(1) Voir note 6.

En résumé, la tête fémorale, au niveau de tanière- fond de la cavité cotyloide, subit de la jmrt de la pression atmosphériçue une action moyenne^ dont la direction est située dans le même grand cercle vertical que Vaxe de la cavité coiijloide\ qui fait un angle d'environ 1 degré avec le diamètre aboutissant au milieu de V arrière- fond; dont le point d'application est au centre de F articulation ; et dont V intensité est égale à celle exercéé sur une surface plane t/e 913 millimètres carrés.

En négligeant l'existence de l'arrière- fond de la ca- ^ité cotyloïde, nous avons vu que la résultante de la pression atmosphérique serait dirigée suivant la ligne OK (fig. 6), et aurait une intensité égale à 19,63, si nous rendons égale à 1 l'intensité sur 1 centimètre carré. Mais nous avons complètement omis l'action d'une force dirigée suivant OL(fig. 7 et 10), égale à 9,13. Il nous faut donc actuellement tenir compte de cette action. La force 0 L (fig. 7} peut être transposée parallèlement à elle-même, en un point de sa direction et représentée par la flèclie FO. Si donc nous composons les deux forces OK et FO, nous aurons l'action réelle de la pression atmosphérique sur la tête fémorale. Cette action est la résultante des deux forces concourantes OK, FO; elle est représentée, en grandeur et en direction par la diagonale, 0 Z du parallélogramme construit sur ces forces. Elle peut être calculée directement (1).

Nous obtenons ainsi : comme intensité de la pression atmosphérique appliquée à la tète fémorale, celle (qu'elle exer-

(1) Voir note 8.

cerait sur une surface plane de 1407 millimètres carrés , comme direction, une ligne droite^ passant par le centre articulaire qui en est le point d'application^ comprise dans le même plan vertical que taxe de la cavité cotyloide^ et faisant avec cet axe, et au-dessous de lui, un angle de 25°, 10' 30".

Art. 3. — loitensité sur V unité de surface.

La pression barométrique étant supposée normale, c'est-à-dire représentée par une colonne mercurielle de 76 centimètres de hauteur, n'agit pas avec cette intensité pour déterminer le contact des surfaces articulaires. Car la synovie peut donner des vapeurs qui tendent à produire l'écartement des surfaces et à s'opposer directement aux effets de la pression atmosphérique.

M. le professeur Robin indique, pour la synovie chez l'homme, la composition suivante (1) :

Principes de la 1" classe.

Principes de la 2* classe.

Principes de la 3« classe.

Chlorure de sodium. . . . )

Carbonate de soude. . . . j

Phosphate ammoniaco -

traces

Principes d'origine orga-

non dosés

Synovine (dite albumine)

Fibrine (dans les arthrites) quelques flocon

Nous voyons que la synovie est une solution aqueuse de sels minéraux et principalement de matières albumi-

(2) Voir Ind. bibl., XXX, p. 367.

noïdes. Les solutions salines possèdent, à température escale, une tension de vapeur un peu plus faible que l'eau. Mais cette différence est négligeable et la vapeur de synovie peut être assimilée à de la vapeur d'eau.

D'après M. Regnault, la vapeur d'eau saturée possède à la température de 40% une tension équivalente à 54 millim. de mercure, 91 centièmes. La température du corps humain est bien un peu inférieure à 40° ; mais comme c'est la température la plus voisine, pour laquelle je connaisse la tension de vapeur d'eau, et que je ne puis me servir de la tension à 30°, égale à 31^^,55, pour calculer les tensions aux températures intermédiaires, parce que la tension de la vapeur d'eau croit plus vite que la température, j'ai adopté la température à 40°. L'erreur qui en résulte est négligeable.

La tête fémorale est donc soumise à deux forces : l'une extra-articulaire, la pression atmosphérique, qui la maintient appliquée sur la cavité cotyloïde ; l'autre, intra-articulaire, représentant la tension de la vapeur synoviale, qui tend à la repousser au dehors. La résultante de ces deux forces opposées est égale à leur difterence et dirigée dans le sens de la plus grande. Cette différence a, pour valeur, une colonne mercurielle de 705 millim. de hauteur, qui, la densité du mercure étant 13,6, représente une pression de 959 grammes par centimètre carré.

La pression atmosphérique, appliquée à l" articulation coxofémorale^ possède donc une intensité de 959 grammes par centimètre carré.

Art. 4. Intensité totale . Direction. Point tV a-p-pUcation.

Nous avons vu qae la surface plane offerte à l'action de la pression atmosphérique, par l'articulation coxofémorale, mesure 14 centim. et 7 millim. carrés. Multipliant cette superficie par l'inlensité sur l'unité de surface, nous obtenons comme valeur de l'intensité totale 13 kilogr. 497 gr.

Je résume ce chapitre dans les trois propositions suivantes :

V La pression atmosphérique agit sur les surfaces articulaires coxo-féniorales^ pour les maintenir en contact, avec une intensité moyenne égale à 13 kilogr.^ 497;

2° Elle a, pour direction moyenne^ une ligne droite passant jMr le centre de ï articulation^ située dans le même plan vertical que Caxe de la cavité cotyloide^ placée au-dessous de cet axe^ à une distance angulaire de 25° environ ;

3® La direction passant par le centre articulaire^ celui-ci peut être choisi comme poi?it d'application.

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