‹ Étude Statistique Sur Les Applications De Forceps Chez Les MultiparesChapitre 7 sur 59 · SPORE · texte numérisé non relu

SPORE

tomie il tend à abandonner complètement le forceps chez les femmes (primipares et multipares) ayant un bassin vicié, et l’on peut dire que ce mode d'intervention n'aura plus dans quelques années qu'un intérêt historique.

Quant aux femmes ayant un bassin normal, déjà chez les primipares le nombre des applications de forceps a bien diminué. En effet, depuis que l’on connaît mieux le mécanisme physiologique de l’accouchement, on a reconnu que chez ces femmes, la durée de l’expulsion pouvait impunément se prolonger beaucoup plus longtemps qu’on ne l'avait cru tout d’abord sans danger de lésions maternelles ni fœtales

Celte manière d'agir a déjà supprimé un grand nombre d'applications de forceps, car c’est chez les primipares à bassin normal qu'on intervenait jadis le plus souvent.

Toutefois les applications de forceps chez les primipares seront toujours assez fréquentes en raison des difficultés qu'éprouve la tête fœtale à forcer le bassin mou si bien étudié par MM. Farabeuf et Varnier: le muscle ulérin se contracte d’une manière insuffisante pour triompher de l'obstacle.

Chez les femmes mullipares la situation est différente : la résistance des parties molles est de beaucoup diminuée par l’assouplissement que leur ont imprimé les grossesses et les accouchements antérieurs, de telle sorte que chez elles, il est exceptionnel de rencontrer les indications de l'emploi du forceps qui sont au contraire fréquentes chez les primipares. Par contre, il est des causes qui rendent l'accouchement plus laborieux au fur et à mesure des grossesses sucessives, la première est le volume croissant du

ARS fœtus qui peut devenir tel que chez une femme ayant accouché plusieurs fois spontanément, ‘il faut recourir au forceps ou à la symphyséotomie.

I nous à paru intéressant de rechercher quelle était la. fréquence des applieations de forceps chez les multipares et quelles étaient les indications les plus usuelles de cette intervention.

C'est au D’ Lepage, ancien chef de clinique dela maison Baudelocque que nous devons l’idée première de cette thèse, nous le prions d'accepter nos remerciements non seulement pour l'intérêt qu'ila bien voulu nous témoigner mais encore pour les nombreux conseils qu'il nous a constamment prodigués.

Arrivé au terme de nos études, nous considérons comme un devoir d'adresser un public hommage à nos maîtres dans les hôpitaux.

Au début de notre carrière, nous avons suivi les lecons du professeur Trélat, aujourd'hui disparu : nous adressons à sa mémoire l'hommage de notre grande admiration.

M. le D' Rendu, en nous accueillant dans son service nous à permis d'apprendre les premières notions de la médecine, nous lui en sommes profondément reconnaissant.

M. le D' Polaillon nous admit ensuite comme stagiaire et nous rendit familiers les excellents principes de la chirurgie moderne, nous n'oublierons jamais le temps trop court qu'il nous a été donné de passer auprès de lui.

Nous avons eu l'honneur d’être l’externe de M. le professeur Brouardel, nous le remercions de son haut ensei-

gnement ainsi que MM. les D Hippolyte Martin et Barié qui le suppléèrent durant quelques mois.

Nous remercions aussi M. le D' Merklen des excellentes leçons de clinique et d'anatomie pathologique qu'il a bien voulu donner pendant l’année d’externat que nous avons passée avec lui.

Mais 1l est un maître qu'il nous est particulièrement doux de remercier : M. le D' Cuffer, qui après avoir bien voulu nous recevoir comme externe dans son service de l'hôpital Tenon dont il dirigeait la crèche, et nous initier aux difficultés de la clinique infantile, n’a cessé depuis lors de nous prodiguer les plus sages conseils et consent encore aujourd’hui a diriger nos efforts et à guider notre inexpérience. M. Cuffer a été pour nous plus qu'un maître: ce sera le meilleur souvenir de nos études médicales de nous rappeler que nous avons été son élève et nos efforts tendront toujours à conserver dans notre pratique la méthode qu'il nous à enseignée.

Nous prions aussi M. le D' Ern. Besnier de vouloir bien agréer le témoignage de notre reconnaissance pour Les savantes lecons de dermatologie et de syphiligraphie ainsi que pour les excellents conseils dont il a bien voulu nous honorer durant l’année d’externat que nous avons passée auprès de lui. Nous conserverons également le meilleur souvenir de l’enseignement pratique de M. le Dr Thibierge qui suppléa son maître pendant les vacances dans son service de l’hôpital Saint-Louis.

Que M. le D' Champetier de Ribes qui nous à enseigné à la fois la théorie et la pratique des accouchements reçoive aussi l'hommage de notre respectueuse reconnaissance.

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