AIR .* FAUT D'LA VERTU PAS TROP N'EN FAUT
Refrain.
Bénis soient la Vierge et les Saints.
On rétablit les capucins.
Moi qui fus capucin indigne.
Je vais, ma petite Fanchon.
Du Seigneur vendanger la visne. En reprenant le capuchon.
[Refrain)
Fancnon, pour vaincre par surprise Les philosophes trop nombreux.
Qu'en vrais cosaques de l'Eglise, Les capucins marchent contre eux.
(Refrain)
La faim désole nos provinces, Mais la piété l'en bannit ; Chaque fête, grâce à nos princes, On peut vivre de pain bénit.
(Refrain)
L'Eglise est l'asile des cuistres, Mais les rois en sont les piliers, Et bientôt, le banc des ministres Sera le banc des marguilliers.
{Refrain)
Pour tâter de l'agneau sans taches, ]\os soldats courent s'attabler.
Et devant certaines moustaches.
On dit qu'on a vu Dieu trembler.
{Refrain)
Nos missionnaires font rendre Aux bonnes gens les biens de Dieu, Ils marchent tout couverts de cendre, C'est ainsi qu'on couve le feu.
Pais-toi dévote, aussi. Fanchette..
Vas, il n'est pas de sot métier.
Mais qu'avec nous deux, en cachette Le diable crache au bénitier.
{Refrain)