BEAUTES RELIGIEUSES, PHILOSOPHIE, MORALE
Economie politique.
En 1823, des habitants de la ville de Lille, parlant au nom de i'huile de colza, exposèrent au gouvernement qu'un produit nouveau, le gaz, commençait à se répandre; que ce mode d'éclairage, s'il se généralisait, ferait délaisser les autres, d'autant plus
Le melon a été divisé en tranches par la nature afin d'être mangé en famille ; la citrouille , étant plus grosse , peut être mangée avec les voisms.
Bernardin de Saint-Pierre, Etudes de la nature.
Souci de la vérité.
Toute autorité, mais surtout celle de l'Eglise, doit s'opposer aux nouveautés , sans se laisser efl'rayer par le danger de retarder la découverte de quelques vérités, mconvénient passager et tout à fait nul, comparé à celui d'ébranler les institutions et les opinions reçues.
De Maistre, Exam. philos., t. Il, p. 283, Bacon.
La maladie de la pomme de terre a pour cause le désastre de Monville. Le météore a plus agi dans les vallées, il a soustrait le calorique. C'est l'effet d'un refroidissement subit.
Raspail, Hist. Santé' et Maladie, p. 246-247.
Poissons.
Je remarque sur les poissons que c'est une merveille qu'ils
f)uissent naître et vivre dans l'eau de la mer, qui est salée, et que eur race ne soit pas anéantie depuis longtemps.
Gaume, Catéchisme de persévérance , 57.
De la chimie.
Est-il nécessaire d'observer que cette vaste science (la chimie) est absolument déplacée dans un enseignement général? A quoi sert-elle pour le ministre, pour le magistrat, pour le mihtaire, pour le marin , pour le négociant ?
De Maistre , Lettres et opuscules inédits.
Mépris de la science.
Plusieurs personnes ont pensé que la science, entre les mains
de l'homme, dessèche le cœur, désenchante la nature, mène les esprits faibles à l'athéisme, et de l'athéisme au cnme.
Chateaubriand, Génie du Christianisme , p. 335.
Zoologie.
C'est, ce nous semble, une grande pitié que de trouver aujourd'hui l'homme mammifère rangé, d'après le système de Linnseus, avec les singes, les chauves-souris et les paresseux. Ne valait-il pas autant le laisser à la tête de la création, où l'avaient placé Moïse, Aristote, Butl'on et la nature?
Chateaubriand, Génie du Christianisme, p. 351.
Ses mouvements (du serpent) diffèrent de ceux de tous les animaux; on ne saurait dire où gît le principe de son déplacement, car il n'a ni nageoires, ni pieds, ni ailes, et cependant il fuit comme une ombre, il s'évanouit magiquement.
Chateaubriand, Génie du Christianisme, p. 138.
Linguistique.
Si on avait un dictionnaire des langues sauvages , on v trouverait des restes évidents d'une langue antérieure parlée par un peuple éclairé, et, quand même nous ne les trouverions pas, il en résulterait seulement que la dégradation est arrivée au point d'etlacer ces derniers restes.
De Maistre, Soirées de Saint-Pétersbourg.
Les sciences naturelles sont secondaires.
,11 appartient aux prélats, aux nobles, aux grands officiers de l'Etat, d'être les dépositaires et les gardiens des vérités conservatrices, d'apprendre aux nations ce qui est mal et ce qui est bien, ce qui est vrai et ce qui est faux dans l'ordre moral et spirituel. Les autres n'ont pas le droit de raisonner sur ces sortes de matières. Ils ont les sciences naturelles pour s'amuser. De quoi pourraient-ils se plaindre?
De Maistre, Soirées de Saint-Pétersbourg; S" entretien, p. 131.
La science doit être mise à la seconde place.
Si l'on n'en vient pas aux anciennes maximes , si l'éducation n'est pas rendue aux prêtres et si la science n'est pas mise partout à la seconde place, les maux qui nous attendent sont incalculables; nous serons abrutis par la science, et c'est le dernier degré de l'abrutissement.
De Maistre, Essai sur les principes générateurs.
BEVUES HISTORIQUES.
Opinion sur l'étude de l'histoire.
L'enseignement de l'histoire peut avoir, selon moi, des inconvénients et des pénis pour le professeur. Il en a aussi pour les élèves.