Oeuvres, tome X, n
à l'usage1; la cantate nuptiale, retravaillée pour la fête de Pentecôte, avec son célèbre air d'alto, digne de Mozart2; la Pastorale1', la cantate mystique sur Wachet auf, ruft uns die Stimme, avec son délicieux chœur d'entrée et son air de ténor qui n'est qu'une nouvelle forme d'un choral figuré pour l'orgue-*; les deux cantates sur l'histoire du jeune homme ressuscité à Naïn5. La première est une des œuvres les plus poétiques de Bach; peut-on rêver une éloquence plus pénétrante que celle du grand air de basse, avec sa question triomphante pour finir, ou du premier chœur qui éveille comme une élégie les sensations douces et mélancoliques du printemps : Nulle part le désir de la mort n'a inspiré des accents plus suaves, si ce n'est
1. Oeuvres, tome V, livraison 1, n°2 3. Les chœurs qui se trouvent ainsi au milieu d'une cantate sont parmi les meilleurs de Bach. Vov. tome XXII. n° 108.