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— 32 (moitié gauche).
— 33 (moitié droite).
— 34 (moitié droite ; architecture
ajoutée).
— 35 (moitié gauche).
— 36 (moitié gauche).
— 37 (moitié dr.; paysage ajouté).
— absente (compos. toute différ.).
— 39 (détails modifiés).
— 40 (moitié gauche; paysage
ajouté).
— 41 (moitié droite j incomplète , paysage ajouté).
— 43 (complétée).
La planche du titre de la reproduction de Lenoir est composée, ainsi que l'indique le titre, de sujets tirés de la fable de Gupidon et de Psyché. Us occupent trois bandes qui probablement se trouvaient au bas de chacun des sujets et faisaient partie de l'encadrement.
Dans la première de ces bandes est un cartouche soutenu par deux Amours vus de face ; au milieu du cartouche est la date 1542.
A la seconde bande est un autre cartouche avec deux faunes accroupis et formant partie de l'ornementation.
A la troisième est encore un cartouche accompagné de deux Amours, l'un vu de face, l'autre vu de dos.
Ces compositions sont d'un grand et beau style.
En tête de ce volume de la Peinture sur verre est un autre titre gravé , composé également de fragments de vitraux recueillis par M. Lenoir. •
Les deux cariatides qui soutiennent le fronton sont entièrement dans le goût et le style de Jean Cousin ; sur chacun des socles est un Amour avec des attributs champêtres qui rappellent d'une manière toute particulière les fragments de vitraux en grisaille conservés encore au château d'Anet. L'un de ces Amours semblerait même être une copie d'un de ces fragments originaux, et, par un singulier rapprochement, il se retrouve presque identique sur le frontispice du Songe de Poliphile.
La frise au bas de cette seconde planche est dans le même goût que les trois bandes de la planche servant de frontispice aux Amours de Psyché et de Gupidon.
ÉGLISE DE SAINT-AGGEUL, A ÉGOUEN.
Un examen attentif des beaux vitraux qui décorent l'église de Saint-Acceul, à Ëcouen, ne me permet pas de les attribuer à Jean Cousin. Ils sont remarquables par leur beauté, surtout les vitraux des deux grandes fenêtres à droite et à gauche du maître-autel, où l'on voit, d'un côté, Madeleine de Savoie, femme du connétable de Montmorency, avec ses cinq filles, et de l'autre le connétable avec ses cinq fils. Le coloris en est éclatant. Par un singulier contraste , dans une chapelle attenante , le grand vitrail représentant la Nativité de la Vierge et l'Adoration des Mages se distingue par un effet tout différent, singulièrement adouci en restant très-lumineux.
En raison de l'importance de ces verreries, qui ont été exécutées à diverses époques, et très-certainement par plusieurs
mains, je crois devoir donner le résultat de l'examen que j'en ai fait dans mes deux voyages à Écouen.
Dans les deux premières fenêtres, la partie supérieure, qui probablement était en vitraux peints, a été remplacée par des verres blancs. Les trois premières fenêtres sont divisées longitudinalement en trois parties.
Première fenêtre, à droite en entrant.
lre partie. La Vierge aux sept douleurs. La figure est abîmée, mais peut être réparée. Au bas est l'écusson : Parti de
Montmorency et de avec une cordelière autour, symbole
du veuvage.
Au milieu, au-dessous d'une sainte protectrice, est agenouillée Louise de Montmorency, sœur du connétable et femme de Gaspard de Coligny, maréchal de France, morte en 1541. Elle est en grand costume, agenouillée, vêtue d'une robe jaune d'or. Au-dessous , au milieu d'une riche ornementation, on lit en chiffres de l'ancienne forme : 1587.
3e partie. On voit une sainte debout. Sa figure est commune , mais les mains sont bien dessinées. C'est la patronne d'Anne de Montmorency, comtesse de Laval et seconde sœur du connétable. Celle-ci est revêtue d'un riche costume jaune d'or , et agenouillée ainsi que sa sœur cadette, Marie, plus simplement vêtue. Au-dessous, dans une riche ornementation, on voit les armes des Montmorency et la date 1545.
Seconde fenêtre.
lre partie. Le Christ soutenu par la Vierge; au bas, on lit le mot grec : AIÏAANQ2, qui est la devise des Montmorency.
Au milieu, François de Montmorency, mort en 4 551, frère puîné du connétable, est agenouillé, couvert d'une cotte de mailles, l'épée au côté ; derrière lui se tient saint Georges ,
son protecteur. Au dessous se trouve l'écusson de Montmorency, ayant un cheval harnaché pour cimier.
3e partie. Un jeune homme, Philippe de Montmorency , évêque de Limoges, mort en 1 519, frère cadet du connétable. Revêtu d'une chape blanche sur une robe bleue, il est agenouillé, et derrière lui on voit son saint protecteur, tenant à la main une coupe d'or ; une couronne antique est sur la tête. Le dessin de ce vitrail est d'une grande délicatesse; les figures sont expressives, et la douceur des couleurs harmonieusement combinées produit un effet plein de charme. L'architecture en arcade brisée et le feuillage en pendentif sont des signes qui permettraient d'attribuer le dessin de ce vitrail à Jean Cousin. Au bas , dans une riche ornementation avec mascarons, on lit : AIIAANQ2;.
Troisième fenêtre.
Complètement peinte. Les trois parties longitudinales sont divisées en trois autres parties horizontales représentant diverses scènes.
Dans le haut , des alérions sont peints dans les ajourés. Au dessous :
lre partie. A gauche, Adam et Ève dans le paradis; on aperçoit la tête du serpent. Au milieu , Dieu le père qui découvre Adam et Ève cachés et les menace. A gauche, Adam et Ève, nus et accroupis, effrayés par Dieu le père. Au bas est la date 1545, mais en chiffres modernes ajoutés postérieurement.
2e partie. A gauche, le bon Pasteur et ses brebis nombreuses; au milieu, le bon Pasteur portant la brebis; à droite, Jésus-Christ faisant la remontrance au mauvais pasteur.
3e partie. A gauche , YEcce Homo ; au milieu , un personnage vêtu d'un riche manteau rouge. La tête est très-belle. Il
est agenouillé sous un dais ; son chapeau de cardinal est déposé sur le prie-dieu dont le tapis porte ses armes : un aigle. C'est le cardinal Odet de Coligny, fils de Louise de Montmorency, et neveu du connétable. Adroite, saint Paul, dont la tête est d'un très-beau caractère. Au bas, au milieu, les armes de Coligny , dans une riche ornementation, et de deux côtés, des écussons portant une simple croix; à gauche, on lit la date 1587.
Il est à remarquer que ce /vitrail représentant le cardinal de Coligny , ainsi que celui qui nous offre le portrait de sa mère (lre fenêtre), portent tous les deux la date 1587, ce qui ferait supposer que c'était un don d'un des membres de la famille de Coligny.
Quatrième fenêtre.
Cette fenêtre, ainsi que les suivantes, est divisée en deux parties verticales et en trois parties horizontales.
lre partie. Le Chemin de la Croix et groupe des saintes femmes.
2e partie. L'apparition du Christ en jardinier à Madeleine qui tient un vase. Le Christ est vêtu d'un manteau rouge.
3e partie. Madeleine de Savoie, femme du connétable, agenouillée avec ses cinq filles. Sainte Marthe protectrice.
Pes trois tableaux, surtout le dernier, sont admirables. Au bas, à droite, sont les armes de Montmorency, et à gauche celles de Savoie. On y lit la date 1545.
Cinquième fenêtre.
Le vitrail qui était au-dessus de l'autel a été transporté dans une des chapelles de l'église, au-dessous du clocher. On y voit le patron de l'église , saint Acceul, avec l'instrument de son supplice. Il y est deux fois représenté dans une forme presque
identique. Au dessus est la Vierge qui tient l'Enfant Jésus ; ses pieds reposent sur le croissant de la lune.
Sixième fenêtre.
Divisée en deux parties verticales et en trois parties horizontales.
lre partie. Les Juifs insultant Jésus-Christ.
2e partie. Le Christ flagellé ; à droite est un spectateur vêtu d'un manteau rouge , dont l'impassibilité contraste avec l'attitude pleine d'énergie d'un homme flagellant le Christ.
3e partie. Le connétable Anne de Montmorency, agenouillé, couvert d'une armure, avec Charlemagne son protecteur ; derrière sont les cinq fils de Montmorency protégés par saint Etienne. Dans le fond du paysage, on voit apparaître la pyramide et un édifice demi-circulaire.
Au bas se trouvent les armes de Montmorency soutenues par des anges d'une grande pureté de dessin.
M. Audiat, dans son Étude sur Bernard de Palissy , attribue le dessin de ce vitrail et de son pendant (4e fenêtre) à Jean Bullant, architecte du château d'Écouen, mais on ignore d'après quelle autorité.
Septième fenêtre.
Chapelle de la Vierge.
Ce grand vitrail est de la plus grande beauté. Il se distingue de tous les autres par son effet généralement lumineux. Il représente la Nativité dans la partie supérieure, et l'Adoration des Mages dans la partie inférieure. L'architecture est d'une très-belle ordonnance, et les figures, élégantes de style, ont une expression grave. Elles sont peintes en grisaille, avec une très-faible indication du modelé , en sorte que le verre con-
serve toute sa transparence, accrue encore par le contraste de la couleur très-intense des vêtements des personnages, sans toutefois que l'ensemble en souffre dans son état général. Mais ce vitrail, qui diffère complètement des autres et semble inspiré du goût italien, n'offre aucun des caractères spéciaux qui permettent de l'attribuer à Jean Cousin. On croit qu'il a été exécuté d'après le dessin du Primatice.
Huitième fenêtre.
Dans le haut est figurée l'Annonciation, et au dessous, la Visitation. Le style en est beau. On y voit les armes des seigneurs de Blémur : D'azur à trois gerbes d'or, et la date
Neuvième fenêtre.
Représente la mort de la Vierge. Dans cette grande composition, plusieurs têtes sont d'une exécution postérieure qui date peut-être de la restauration de ces vitraux par M. Maréchal de Metz. Dans le bas, à gauche, on croit voir la répétition de la figure de Philippe, évêque de Limoges, qui se trouve représentée au vitrail de la première fenêtre, et à gauche les initiales L. F., suivies d'un croissant et d'une étoile.