‹ Étude sur l'abaissement des points d'eutexieChapitre 3 sur 25 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L’eulectique simule le corps pur. Comme le corps pur, il a une température de fusion et cette température est généralement abaissée par addition de substances solubles. Ayant trouvé, au cours de recherches antérieures, qu’il est possible de préparer simplement certains eutectiques formés de glace et d’un ou plusieurs sels et de déterminer avec précision leurs températures de fusion, nous avons entrepris l’étude systématique de l’abaissement des points de fusion des eutectiques « glace-sels » par addition de non-électrolytes et d’électrolytes. A notre connaissance, dans aucun cas, un travail analogue n’avait encore été effectué.

Les premiers résultats ont fait l’objet d’une communication à l'Académie des Sciences en commun avec Eugène Cornec (1). La plupart de ceux qui ont été obtenus par la suite sont, résumés dans une série de notes aux C‘omples rendus defl’Académie (?). Nous avons utilisé également, pour notre exposé, une partie des travaux (non publiés) que nous avons faits en collaboration avec J. Noël et M. Lehné; ils

seront rappelés dans le texte.

(‘) E. Connec et H. Muizer, Comptes rendus, 194 (1932), 1735. (2 H. Moiuer, Comples rendus, 195 (1932), 240 ; 196 (1933), r109 ; 497 (1933), 41 ; 498 (1934), 1774 : 200 (1935), 1391 et 2080.

Le présent mémoire est divisé en trois parties.

Dans la première nous ferons la description des procédés expérimentaux, nous donnerons les résultats conduisant à la règle de l’abaissement des points d’eutexie et nous montrerons l'intérêt de la méthode, comparativement à la cryoscopie ordinaire.

La seconde partie sera consacrée à quelques applications de la méthode.

L'exposé et l'interprétation de quelques anomalies fait l’objet de la troisième partie ; nous étudierons aussi l’apparition de nouvelles phases solides et la détermination de la composition des eutectiques.

Pour terminer nous comparerons la méthode des eutectiques à d’autres méthodes qui ont été préconisées.

Ce travail a été effectué entièrement au laboratoire de M. Eugène Cornec, professeur de Chimie Générale à la

Faculté des Sciences de l’Université de Strasbourg.

Je suis heureux de pouvoir exprimer ici à mon maître toute mon affection et ma profonde reconnaissance. C’est lui qui m'a suggéré ce travail; je dois à ses conseils éclairés, à ses encouragements et aussi à la sympathie qu’il m'a toujours portée, d'avoir pu le mener à bonne fin.

Je ne saurais oublier mes maîtres de l’enseignement primaire, spécialement M. Charles Geyer, directeur de l’Ecole Normale d’Instituteurs de Strasbourg et M. Henry Loury, directeur de l'Ecole Préparatoire de Strasbourg Neudorf. Grâce à leur sollicitude il m'a été possible, étant instituteur détaché comme surveillant sous leur direction, de terminer la Licence ès Sciences et d'effectuer la majeure partie du présent travail. J’ai le plaisir de pouvoir leur exprimer ici toute ma gratitude d’ancien élève.

Mes vifs remerciements vont au Comité de Chimie de la Caisse Nationale des Sciences qui m'a libéré de nombreux soucis matériels par l’aide qu'il a bien voulu m'’accorder.

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