U nécessaire pour vider la conduite : T = © H
«Si la conduite était verticale, on aurait i = I et par conséquent À = py.»
Or ceci revient à supposer, dans le cas d’une colonne verticale, que la charge est égale à la hauteur de la colonne de sable traversée, c’est-à-dire qu'aucune influence particulière ne se manifeste à la surface de l’eau lorsqu'elle est située à l'intérieur du sable.
M. Boussinesq écrit à ce sujet (2) :
«À une seconde approximation, il y aurait lieu de tenir compte de la réduction que j'appéllerai £ éprouvée par la pression p et par la charge », dans la nappe, à raison de,la lension superficielle de l’eau sur chacun des innombrables ménisques capillaires constituant la surface hbre souterraine, réduction uniforme et invariable dans le cas d’un sol homogène pour le moins autant que l’est, aux profondeurs supposées, la température elle-même et fonction déterminée de x et de y au même degré d’approximation dans un sol ayant sa structure variable d’une verticale à l’autre. » Mais l'énoncé de cette proposition n’a pas été précédé, à notre connaissance, d'expériences établissant qu'au point de vue dynamique, la
(1) Duruir, Études sur le mouvement des eaux, p. 249. (2) BoussiNEsQ, J. math. pures et appliquées, 1904, IV, p.21.
QE capillarité agit dans un sol homogène par une réduction constante de la charge.
Il est très intéressant d'étudier cette question au point de vue expérimental.
Enfin, le débit d’une nappe souterraine dépend du volume vide qui lui est accessible pour son mouvement. Il est donc nécessaire d'étudier expérimentalement quelle fraction du volume total du sol est parcourue par l’eau en mouvement.
Dupuit (1) semble admettre que ce volume est égal à celui des vides géométriques du terrain où se meut la nappe.
C'est également le vide géométrique du sable que M. J. Brunhes cherche à déterminer au n° 147 de sa thèse.
Or, rienne prouve a priori que le volume entier des vides soit occupé par de l’eau en mouvement, et cette question doit, à notre avis, être étudiée expérimentalement.
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Si peu d'expériences ont été faites sur le mouvement souterrain des eaux, par contre, de nombreuses et remarquables apphcations des résultats trouvés à l’hydrodynamique souterraine ont été faites par MM. Dupuit, Boussinesq, Pochet, Limassel et Maillet, qui se sont appliqués à analyser les phénomènes complexes qui se produisent dans le mouvement des nappes de grande étendue.
Nous aborderons, au cours de cette étude, un problème de moins grande envergure, et nous chercherons surtout à appliquer les résultats trouvés aux nappes de peu d’étendue que l’on à à étudier à l’occasion des travaux d'améliorations agricoles.
Leurs faibles dimensions, qui ne nous permettent pas de négliger certains éléments tels que l'influence capillaire, auto-
A) /DURGIT, Études sur le mouvement des eaux, p. 233.
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risent par ailleurs certaines simplifications, ainsi que l'emploi de méthodes différentes de celles utilisées pour les nappes de grande étendue.
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En résumé, nous nous proposons, dans le présent travail:
19 D’étudier expérimentalement les points ci-après :
a. Vérification, pour des pentes motrices inférieures à l'unité, de la loi de filtration énoncée par Darey.
b. Influence de la capillarité.
c. Mesure de la fraction de volume d’un terrain perméable occupée par l’eau en mouvement.
20 De rechercher des procédés pratiques de mesure des constantes spécifiques d’un terrain au point de vue des phénomènes de filtration.
39 D’appliquer les résultats trouvés à l'étude du mouvement souterrain des nappes de faible étendue.