‹ Étude sur l'emploi, comme condensateur, d'éléments électrolytiques à électrodes d'aluminiumChapitre 11 sur 15 · LL DO · texte numérisé non relu

LL DO

Les résultats sont consignés dans les tables 3. et 4, ci-après :

La table n° 3 se rapporte à l'élément formé sous une tension maximum de 213 volts. La table n° 4 correspond à la formation sous 274 volts.

La dernière colonne des deux tables donne les pertes : 100. (cos y), en pour cent de la consommation apparente en volt ampères.

La comparaison des deux tables montre que les pertes décroissent quand le degré de formation est poussé plus loin. D'autre part, les pertes augmentent avec la tension de fonctionnement.

On peut considérer comme le résultat le plus important de ces expériences le fait que les pertes de ces condensateurs restent dans des limites assez faibles pour ne pas compromettre leur introduction dans la pratique. On peut supposer que par une formation poussée plus loin encore, les pertes seraient encore diminuées.

On peut aussi déduire des tables 3 et 4 les indications nécessaires sur la grandeur et la constance de la capacité de ce condensateur.

Table III Plaques formées sous 213 volts Tension du Pertes en pour cent courant Intensité Puissance Pertes rapportées alternatif en apparente en à l’énergie en volts amp. en volts amp. watts consommée V. ; p J, V. 1. V. cos œ 100 cos 95,1 0,461 43,89 3,00 7,0 87,5 0,415 36,31 PAL | 6,7 77,0 0,357 27,49 270 6,1 68,9 0,321 22,12 1,27 5,8 61,7 0,283 17,46 0,95 5,4 50,5 0,237 11,97 45,7 0,216 9,87 40,0 0,187 7,48

Re Res

Table IV Plaques formées sous 274 volts Tension du Pertes en pour cent courant Intensité Puissance Pertes rapportées alternatif en apparente en à l’énergie en volts amp. en volts amp. watts consommée V. à IAE J. V. cos œ 100 cos 98,5 0,417 41,07 2,52 6,1 88,9 0,384 34,14 2,05 6,0 78,9 0,332 26,19 155 5,9 12,3 0,305 22,05 1,28 5,8 60,4 0,250 15,10 0,85 5,6 50,6 0,219 11,08 0,60 5,4 42,4 0,180 7,63 0,40 7 30,2 0,140 4,23 0,21 4,96

Nous avons représenté graphiquement les résultats ci-dessus, en portant (fig. 11) les tensions en abscisses et les intensités en ordonnées, On obtient ainsi deux lignes droites, ce qui témoigne de la constance de la capacité, indépendamment de la tension de fonctionnement, pour un degré de formation déterminé. La comparaison des deux courbes entre elles montre d'ailleurs que l’on diminue la capacité en poussant plus loin le degré de formation, ce qui doit s’attribuer à l’épaississement correspondant de la pellicule d'oxyde d'aluminium.

Le calcul donne pour la valeur de la capacité dans le cas de la table III, env. 15 microfarads, dans le cas de la table IV, enu. 14 microfarads, pour le condensateur essayé.

Afin d'augmenter les données expérimentales pouvant être utilisées pour la fabrication industrielle des condensateurs électrolytiques, je construisis un condensateur électrolytique à électrodes d'aluminium, d’une capacité d'environ 300 microfarads.

Les électrodes étaient forméés de baguettes cylindriques d'aluminium, de 5"" d'épaisseur et environ 320mm de longueur, courbées à angle droit aux deux

extrémités, au nombre de 28, réunies par des rivures en deux faisceaux de 20 X 5 XX 28mm, formant ainsi des plaques grillagées, dont les barreaux étaient à 3mm de distance les uns des autres. L'aspect en est représenté en croquis sur la fis. 7.

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