‹ Étude sur l'emploi, comme condensateur, d'éléments électrolytiques à électrodes d'aluminiumChapitre 9 sur 15 · A/III · texte numérisé non relu

A/III

I1 résulte de cet essai que les pertes en régime prolongé avaient été doublées après une semaine de fonctionnement. On pouvait s'attendre à ce que cette augmentation des pertes continuât dans la même proportion, et qu'il fallût renoncer à l'emploi économique des éléments électrolytiques expérimentés, comme condensateurs : il semblait inutile de s'appliquer à obtenir un degré élevé de formation de la pellicule d'oxyde, au moyen du courant continu, puisque cette formation ne se maïintenait pas, dès qu'on prolongeait la durée du fonctionnement en courant alternatif.

En discutant ces résultats avec M. J. Moscicki, il nous vint à l'idée de faire une nouvelle série d'essais, afin de voir s’il n'était pas possible de combiner la

SO Voee

formation des plaques sous courant continu, avec le service en courant alternatif, afin de régénérer, par cette formation, la pellicule d'oxyde au fur et à mesure de sa destruction par le courant alternatif. Dans ces nouvelles expériences, où le courant continu de formation était injecté dans l'élément en même temps que celuici fonctionnait comme condensateur sous courant alternatif, nous avons adopté le schéma de connexions suivant (fig. 5).

Un fil de platine e, plongé dans l'électrolyte de l'élément d'essai, est relié au pole négatif de la batterie d'accumulateurs Ak., et sert de cathode dans le circuit de formation à courant continu. Chacune des deux électrodes d'aluminium e est mise en connection avec le pôle positif de la batterie, par l'intermédiaire d'un petit redresseur de courant G.

Cs pars 70 4%

Ces petits redresseurs sont nécessaires pour empêcher les deux armatures du condensateur, constituées par les électrodes, d'être en court-circuit pour le courant alternatif, tout en permettant le passage, dans le sens voulu, du courant continu de la batterie. Le courant alternatif ne peut pas non plus se fermer par la batterie d'’accumulateurs, par suite de l’action de soupape des plaques d'aluminium mêmes employées en tant qu'anodes.

AT | pa

Le condensateur qui avait servi à nos premières expériences, et dont le rendement avait fortement diminué par suite du fonctionnement en courant-alternatif, fut remis en circuit avec le nouveau dispositif de connexions, afin de voir si son rendement continuerait à diminuer.

L'effet du circuit de régénération se fit sentir aussitôt; déjà après une heure de fonctionnement, non seulement le rendement diminué par la série d'essais précédente, n'avait plus subi de réduction, mais ïl avait repris sa valeur initiale, qui était très favorable,

Ce résultat était des plus encourageants. Afin de rendre le fonctionnement du condensateur indépendant de l'emploi d’une source spéciale de courant continu pour la régénération de la pellicule d'oxyde, circonstance qui eût été un obstacle sérieux à l'emploi pratique de cet appareil, le schéma des connexions fut de nouveau modifié. Le courant continu, au lieu d’être emprunté à la batterie d’accumulateurs, fut obtenu par redressement du courant alternatif au moyen d'un groupe, très peu important d’ailleurs, de redresseurs, d'après le schéma de Grätz. Ajoutons à ces appareils un petit transformateur. Le reste du dispositif précédent n'est pas changé, et la batterie a été remplacée par le petit groupe transformateur-redresseur (fis. 6).

Des bornes A. et B. du condensateur e., le courant alternatif est amené aux bornes à. et c. du transformateur par deux dérivations. Le schéma de Grätz et Pollak se trouve entre les bornes secondaires de ce transformateur. Le courant est filtré par les redresseurs G:, G,, G:, G,, et le point f constitue le pôle positif, le point g le pôle négatif du circuit de régénération. Le rapport de transformation du transformateur est tel, que les maxima de la tension du courant continu entre f et g, sont égaux aux amplitudes du courant alternatif entre a et b.

Le pôle négatif g. est connecté au fil de platine

Page 1