‹ Étude Sur L'Évolution Intellectuelle De L'Italie De 1657 A 1750 EnvironChapitre 5 sur 77 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

ÉTATS D'ESPRIT DES DEUX PARTIS DANS LES QUERELLES SCIENTIFIQUES, APRÈS 1660. LE DOUTE PROVISOIRE. — L'IDÉE DE PROGRÈS.

I. — A l'époque étudiée, c’est surtout dans des contestations scientifiques relatives à l’histoire naturelle et à la médecine que se révelent en Italie deux états d'esprit fort opposés. — Comment les partisans des anciens se forment une opinion. S'ils refont les observations et les expériences de leurs devanciers, c'est sans les modifier en rien. En revanche, il leur arrive souvent de ne vouloir ni répéter, ni voir celles de leurs contradicteurs. En somme, ils s’en rapportent surtout aux témoignages des auteurs qui ont leur confiance....... 33 II. — Redi, à partir de 1664, est le principal adversaire de la routine et de la crédulité, en Toscane. Il soumet au contrôle de l'observation et de l’'expérimentation des faits nombreux avancés par les anciens. — D'autres faits n'étant pas vérifiables, Redi ainsi que Léonard de Capoue, à Naples, et Vallisnieri, à Padoue, se contentent d'en signaler l’invraisemblance et l'impossibilité. — Ces savants ne sont pas plus indulgents pour les modernes que pour les anciens, la preuve en est notamment dans les recherches de Redi sur les TéMedesS exOLIqUES eee DOTE R POP TEE Mr PE Len COLOR 37 II. — Léonard de Capoue, Redi et d'autres, parmi les novateurs, ont- ils cru la médecine condamnée à une perpétuelle stérilité? — Les partisans des anciens estiment que, d’une façon générale, les sciences nous ont été transmises à l’état de perfection par l'antiquité. — L'école adverse croit à leur progrès indéfini. Par suite, si elle est sans complaisance pour ses propres fondateurs, elle ne refuse pas non plus tout mérite aux anciens, en qui elle voit des précurseurs ..:. 44

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