RS
2 juillet, 21 heures. — Premières douleurs.
3 juillet, 1 heure du matin. — Dilatation de.5 francs.
2 heures. — Dilatation complète.
2 h. 30. — La tête se voit à la vulve; l’accouchement semble devoir se faire.
3h. 30.— Pas de progrès ; la rotation ne se fait pas. Les douleurs sont peu fortes, se reproduisant toutes les cinq minutes.
Injection de o cme. 5 de pituitrine.
3h.35. — Les contractions deviennent beaucoup plus fortes et plus rapprochées, se reproduisant toutes les deux minutes.
& h. ro. — Expulsion spontanée d’un enfant pesant 2.980 grammes.
Aussitôt après l’accouchement, l'utérus se contracte énergiquement, se contracturant presque. Progressivement, 1 se relâche, et à 5 heures le placenta étant dans le vagin, nous croyons pouvoir procéder à son extraction par tractions et expressions combinées. Nous n'obtenons qu’un placenta découronné. \
5 h. 30. — L'écouvillonnage se fait facilement, montrant un utérus relâché ; malgré tout, nous ne pouvons avoir.
entièrement les membranes, et ilen reste un peu dans les
cornes utérines.
Il semble donc qu'en cette occasion nous ayons procédé trop vite à la délivrance,et peut-être eussionsnous eu un délivre complet en attendant davantage.
Ainsi donc, dans ces 2 cas, la pituitrine nous a été d’un utile secours, et chaque fois l'injection de
O Cm. à seulement a réussi à réveiller des contrac-
tions énergiques et régulières qui ont fait progresser
le travail.
Telles sont les observations françaises recueillies jusqu’à ce jour sur l’action ocytocique de l'extrait pituitaire au cours du travail. Nous croyons intéressant de publier,ci-après, un tableau comparatif de la durée du travailavant et après le première injection
dans ces différents cas.