INTRODUCTION
Nous devons au hasard l’idée de cette thèse.
Ayant eu l’occasion, dans le service de M. le professeur Léon Tripier, suppléé par M. Levrat, agrégé, d'assister à une opération de tumeur liquide des bourses, qui avait été diagnostiquée : hydrohématocèle, et qui, au dernier moment, par une simple ponction, s’est transformée en hydrocèle simple, nous avons pensé qu’il y avait lieu de rechercher des cas analogues.
Curling dit bien, dans son traité des affections du testicule, que les ponctions répétées finissent par amener un liquide limpide, mais il n’a pas indiqué si les cas où le liquide pouvait redevenir limpide avaient une symptomatologie spéciale permettant de les diagnostiquer. 3
Pendant que nous recherchions des cas analogues, nous avons rencontré, dans le service de M. Pollosson,
Rs agrégé, suppléant de M. Létiévant, notre professeur regretté, un cas en tous points semblable, dont M. Pollosson a bien voulu nous permettre de prendre l’observation.
Ces deux cas, joints à quelques recherches, nous ont fait penser que, parmi les cas intermédiaires entre l’hydrocèle simple typique et l’hématocèle confirmée, il existait un certain nombre de cas où l’épanchement vraiment sanglant pouvait redevenir, après ponction simple, à l’état d’épanchement citrin d’hydrocèle ordinaire. Nous avons cru également pouvoir grouper un
certain nombre de symptômes qui permettraient d’éta-.
blir le diagnostic de cette variété que nous proposons d'appeler hydrohématocèle.
Il nous restait à indiquer le traitement, mais l’introduction de la méthode antiseptique dans la chirurgie a tellement modifié les procédés opératoires que nous voyons, en Allemagne, l’incision de l’hydrocèle remplacer l’ancienne injection iodée, et que, allant plus loin même que les Allemands, un chirurgien de Genève, M. Julliard, a proposé non seulement l’incision mais encore la résection de la tunique vaginale.
Ces faits importants, dans le traitement de l’hydrocèle, doivent avoir leur retentissement au point de vue du traitement de l’hématocèle ; nous avons donc cru devoir ajouter aux quelques considérations sur l’hydrohématocèle des considérations sur le traitement de l’hématocèle et aussi sur la variété de pansements antiseptiques qui convient aux opérations nouvelles pratiquées sur l’hématocèle.
Qu'il nous soit permis, en terminant cet exposé,
FE d'adresser de chaleureux remerciements à M. Levrat, professeur agrégé, dont le dévouement ne s’est pas ralenti un seul instant à notre égard. Nous remercierons de même M. le professeur Poncet, qui, non seu- : lement a bien voulu nous faire l'honneur d'accepter la présidence de notre thèse, mais encore nous a aidé de ses excellents conseils et nous a fourni des matériaux qui ont été pour nous d’une utilité première dans l’accomplissement de notre travail.