‹ Etude sur l'hémimélieChapitre 4 sur 22 · Liber de articulis. Sect. Y · texte numérisé non relu

Liber de articulis. Sect. Y

2. Ambroise Paré. Œuvres. Edilion Malgaine tome lil, page 23, Paris 1840.

Buffon s’occupa, lui aussi, des monstruosités ; mais ce ne fut qu’avec les travaux de Etienne Geoffroy Saint-Hilaire (1) et de son fils Isidore Geoffroy Saint-Hilaire (2), que la tératologie fut assise sur des bases solides.

Isidore Geoffroy Saint-Hilaire dans son Traité de tératologie (1832) donne une classification des monstruosités qui subsiste presque entièrement aujourd’hui ; il n’étudia pas seulement les monstres humains, il étendit son travail aux animaux; le premier, il donna l’idée de soumettre cette science à l’expérimentation, idée qui devait être reprise avec tantd’éclat par M. Dareste. Ghaussier (3) dans un discours prononcé à la maternité en 1812 dit avoir observé un enfant de huit mois, atteint d’amputation congénitale du bras, la partie amputée avait été retrouvée dans le délivre, le moignon était complètement cicatrisé.

Cette observation venait à propos, car Haller (4) en 1778, dans ses éléments de physiologie, avait cru à l’impossibilité d’amputations de parties déjà formées, alléguant qu’on n’avait jamais retrouvé la partie détachée du foetus.

Depuis 1855, M. Dareste (5) s’est consacré à l’étude de la production artificielle des monstruosités, et il a publié,

1. Etienne Geoffroy Saint-Hilaire. Philosophie anatomique. 1820. Paris.

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